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Septembre 2008
Après près de 10 ans de bons et loyaux services

le Flash-News-nf étant un site à structure ancienne, il ne bénéficiait plus
des avantages des nouvelles technologie de l'internet et devenait
trop compliqué à gérer dans ces conditions.

Bien que le transfert de toutes les données et la mise en place d'un
nouvel espace prennent un temps certain si ce n'est un certain temps
cela devenait urgent.

Donc voilà, c'est fait !

Le Flash_News_nf reste en place mais la nouvelle structure xooit est opérationnelle
et va peu à peu prendre le relais. Toutes les infos, dates des concerts, photos,
vidéos, dossier de presse, discographie générale et par produits, livres,
biographie complète, pour un visionnement clair, facile et convivial ouvert à tous
sans inscription. Pour les membres qui s'inscrivent, une grande facilité pour
poster tous leurs matériels ou leurs messages, un espace privé avec mail
interne et bien d'autres possibilités et topics super-sympas.

Donc voilà, je me réjouis de vous retrouver sur le Nilda Fernandez Forum
et vous souhaite une agréable visite.

A très vite.
Chris

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Nilda Fernandez Presse 2008
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Chris
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MessagePosté le: Mer 30 Juil 2008, 23:12    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant


Nilda Fernandez

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Si vous avez des articles concernant cette période
vous pouvez les déposer ci-dessous Idea

Tous les articles seront regroupés en premier post

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2008

11 janvier 2008 - Le nouvelliste






Mai 2008




21 mai 2008

Nilda Fernandez A La Gaité Montparnasse

Par Olivier-Autissier, mercredi 21 mai 2008 à 10:02 ::

Comme au milieu d'un beau voyage, sans roulotte, entre Lyon et Barcelone...
Nilda au théâtre de la Gaité, un pléonasme. Les premières fois que j'ai vu Nilda Fernandez sur scène, il y a près de 15 ans, il avait déjà su transmettre à la salle ce goût de la joie d'être là. Autant pour lui que pour son public.

Le spectacle d'hier, "Escale acoustique à Paris", avait revêtu une couleur bien différente. Bien sûr, j'ai cette fâcheuse tendance à parler plus avec mon coeur qu'avec ma tête, et forcément ça donne envie de dire du bien de ceux qu'on aime, ça rend l'avis on ne peut plus subjectif. Mais bon, je l'ai aussi vu et écouté avec mon coeur.

Du début à la fin, l'artiste est seul sur scène, assis sur un tabouret haut, avec sa guitare. Elle sera le seul accompagnement musical de toute la soirée.
Les premières chansons sont enchaînées presque sans répit, Nilda Fernandez jouant parfois à passer du français à l'espagnol. Et soudain, par son talent de musicien, sa guitare s'emporte et il parvient à enflammer la scène. Juste avec elle.
Une bonne dizaine de chansons sont ainsi interprétées à la suite. Et puis il s'arrête, assure les remerciements d'usage avant de commencer à nous raconter les histoires des chansons suivantes, au travers de ses différents voyages et belles rencontres. Il nous parle de Federico Garcia Lorca, de son périple à Sept-Iles au Québec (ville que je connais bien pour y avoir séjourné une dizaines de jours il y a cinq ans et où vit mon amie Rosalie), et de sa rencontre avec la langue russe. Nous assistons, en quelque sorte, à un véritable concert tzigane où les rythmes andalous et russes se marient comme par enchantement. Et enchantée, la salle l'est.
C'est tout petit le théâtre de la Gaité, les balcons n'étaient pas loués, et nous n'étions qu'environ 70 spectateurs. J'y ai vu presque de l'indécence, peut-être de l'irrespect même. Seulement, quel pied pour assister à un tel concert. Une vraie intimité, un doux bonheur. Et malgré cela, il réussit le formidable pari à mettre la salle debout, tapant des mains et chantant avec lui.
Et puis le spectacle tire à sa fin, l'artiste sort. Ça n'était que pour mieux revenir.
La salle demeure allumée, il s'assoit sur le bord de la scène, et s'étonne que le premier rang soit vide. Quelqu'un demande si on peut venir, il répond qu'on peut tout faire, et il commence d'autres chansons, un peu comme au milieu d'un cercle formé par un public ravi et comblé. C'est comme s'il ne chantait que pour nous. Un pur régal. Nilda Fernandez est au théâtre de la Gaité Montparnasse jusqu'au 31 mai. Les places ne sont pas chères, et franchement il vaut sans aucun doute le déplacement.

Par Olivier-Autissier, mercredi 21 mai 2008 à 10:02 ::


26 mai 2008

Cultura al día Nilda Fernández.
Escala en París


El cantante francés Nilda Fernández.
J. Batallé/RFI


La editorial francesa Presses de la Renaissance, acaban de editar "Les Chants du monde", cuaderno de bitácora de Nilda Fernández,una de las estrellas de la canción francesa. Fernández ha decidido no ceder a las sirenas de la fama y la popularidad para embarcarse en la aventura de recorrer el mundo, absorber experiencias que van a enriquecer sin duda su oficio de cantante. Para subrayar esas ansias viajeras, ha recalado en París, donde dará una serie de conciertos en el teatro de La Gaîté Montparnasse (del 21 al 30 de mayo que, el más español de los cantantes franceses ha querido bautizar "Escala en París". Para hablar de estos conciertos y de la aparición de su diario, redactado entre 2003 y 2005, Nilda Fernández visitó los estudios de RFI.

Artículo publicado el 26/05/2008 Ultima reactualización 26/05/2008 15:30 TU


mai 2008


La noblesse d'un baladin

..Nilda Fernandez seul en scène à la Gaîté-Montparnasse.
« J'sais pas d'où j'suis/Ça c'est acquis »… Aux deux premiers vers du concert, on pourrait avoir l'impression que tout est dit. Seul en scène avec sa guitare, Nilda Fernandez s'est installé quelques jours au théâtre de la Gaîté-Montparnasse, avec son air indéfinissable peut-être le retour d'un long voyage, peut-être un départ pour l'aventure…
Pour qui ne l'a pas fréquenté depuis longtemps, la voix n'a pas changé, perchée là-haut et bien terrestre à la fois, comme un ange des cieux sortant d'une taverne, chez Cervantès ou chez Beckett. Il est toujours habillé en baladin des années 1970 : chemise à jabot, jean ouvragé, veste sombre à parements rouges, cheveux soigneusement libres. Son répertoire roule entre ses racines, ses voyages, ses admirations. Évidemment du flamenco, de l'Amérique du Sud, un lyrisme mi-Lorca, mi-Rimbaud. Et puis des mélodies folkeuses, entre Neil Young et Joe Dassin, et des volutes de la voix qui font penser au Léo Ferré roide et fol des années 1950…
Nilda Fernandez chante ses classiques, ses faces B, ses inconnues, parfois sans laisser le temps d'applaudir entre deux chansons. Car il est pressé et il prend son temps tout à la fois, ne résistant pas toujours aux ivresses du concert en solitaire, qui est par nature propice aux complaisances. Mais il raconte sa vie et chante avec assez de générosité pour instaurer des émotions fortes, pour transmettre le tremblement d'une âme obsédée de compassion et de fraternité. Entre Lyon et Barcelone, Madrid Madrid ou Innu Nikamu disent avec gravité une noblesse de cœur qui, on le comprend maintenant, valait beaucoup plus que les étourdissements de ses premières années de gloire.

Bertrand Dicale (Le Figaro)




Mai 2008


Que devient le meilleur espoir masculin des Victoires de la Musique 1992 ? Hier il triomphait en Russie, aujourd'hui il est à Paris, et demain ? Difficile de prédire où et quand il reparaîtra. Depuis sa naissance à Barcelone (en 1957), Nilda Fernández a vécu comme un Gitan étourdi il a d'ailleurs effectué l'une de ses dernières tournées en roulotte. Sa voix androgyne n'a jamais fait une fausse note, et c'est à la Gaîté-Montparnasse qu'on le retrouve en format minimaliste (guitare-voix) Il reprendra «Madrid Madrid», «Nos fiançailles», et sans doute «Donne-moi de mes nouvelles», d'Allain Leprest, qu'il avait choisi de chanter sur le CD en hommage à cet auteur méconnu. C'est un plaisir de retrouver cet homme discret et hors mode.

Jusqu'au 31 mai, Théâtre de la Gaîté-Montparnasse; 01-43-22-16-18.


Sophie Delassein
Le Nouvel Observateur



Mai 2008

Nilda Fernandez : Escale à Paris

LE RETOUR DU SALTIMBANQUE

Sept ans après sa dernière apparition sur une scène française, le plus espagnol des chanteurs français revient pour une série de quelques concerts seulement à Paris. Seul avec sa guitare, il offre un spectacle vivant et vibrant...

Nilda Fernandez est de ces artistes qui déboulent là où on les attend le moins. On le sait espagnol, chantant en français des titres qui l'ont rendu célèbre et c'est de Moscou qu'il revient où il a appris le russe pour une collaboration fructueuse avec la fine fleur de la chanson locale. Il cartonne il y a quelques années au Casino de Paris. Sa tournée suivante il la fera en roulotte tirée par des chevaux.



Sa culture transpyrénéenne lui permet d'aborder le monde poétique de Garcia Lorca dans un album dont il signe simplement les musiques. L'album qui suivra sera un hommage à Mike Brant, Nino Ferrer, Barbara, Christophe, Dassin et quelques autres dans des reprises où il s'approprie avec une confondante facilité des textes que d'aucuns taxeraient aisément de parangon de la ringardise (son « Qui saura » de Mike Brant est une perle).

Nilda l'imprévisible

Sur scène, Nilda Fernandez conserve cette imprévisibilité en permanence. Alors que dans ses albums, les textes et mélodies teintés d'un romantisme intemporel sont rehaussés de riches orchestrations avec renfort de tous les instruments possibles, sur scène il se contente d'une simple guitare électrique. Sept ans après ses dernières gammes sur une scène parisienne, le pari est gonflé. Disparu de la circulation, il revient. De son air manouche et sa voix androgyne, sa silhouette fine et ses cheveux dans le cou, que reste-t-il ?

TOUT ! Dès les premières notes, dès les premiers mots de « Entre Lyon et Barcelone », il ne fait pas de doute que rien n'a changé. Même look, même pseudo-timidité au départ et surtout une voix intacte. Deux heures durant c'est elle qui va faire vibrer la salle du théâtre de la Gaîté. La prestation est étonnante. « Nos fiançailles », « Madrid, Madrid » bien sûr. Quelques titres extraits d'un album passé inaperçu inspiré de Garcia Lorca. Et quelques nouveautés dont un titre en russe. Grâce à l'incontournable « Innu Nikamu », hymne à l'humanisme inter-racial, et une explication de ce titre inspiré de la langue indienne, nous partons encore plus loin.

Mais c'est le flamenco qui domine, souligné par des éclairages aux teintes rouges et chaudes. La guitare s'emballe et fait oublier les instruments entendus dans les albums studio. Les crescendos vont bon train. Homme orchestre, Nilda électrise les foules, envoûte son public et ne manque pas de ponctuer son propos d'un humour bon enfant quand il présente ses titres ou évoque un passé lointain. On aurait du mal à l'arrêter. Avec ce don de soi et cette rage au cœur, cette joie d'être là, cette envie d'offrir du plaisir et de la bonne humeur, il va se défoncer. Rien n'est trop bien pour ce public qui vient lui rendre le plus beau des hommages, celui de la fidélité. Sa reconnaissance s'exprime dans une connivence avec ce public. C'est chaud comme un fuego andalou, c'est sanguin comme un flamenco et ça a la démesure slave. Le beau mélange !


Nilda Fernandez : Escale à Paris
Théâtre de la Gaité Montparnasse, 26 rue de la Gaité, 75014 Paris (M° Gaité ou Edgar Quinet)
Réservations au 01 43 22 16 18 et lieux habituels
Du 20 au 30 mai 2008 à 21 heures
Durée : environ 2 heures

Franck BORTELLE (Paris)


Mai 2008


Nilda FERNANDEZ : interro écrite


DIS MOI QUI TU SUIS

Nilda FERNANDEZ

Escale à Paris du 20 au 31 mai 2008 au Théâtre de la Gaîté Montparnasse (14ème)




1) Quel est le dernier projet auquel vous avez réfléchi?

Dormir...

2) Quel lieu où vous retournez régulièrement vous inspire et vous rassure ?
La solitude et l'isolement (Belle île en mer)

3) Je quitte la terre pour quelques mois, quels livres et disques me conseillez-vous d'emporter ?
Aucun disque (le bruit du vent sur les cocotiers). Aucun livre (écrire son propre journal)

4) Vous n'avez pas encore jamais osé le faire...de quoi s'agit-il ?
Pas grand chose

5) Où préférez vous être placé dans une salle de spectacle ?
Sur scène

6) Citez-nous les paroles d'une chanson qui vous ressemble ?
Les miennes

7) Que vous évoquent les dimanches ?
Le lundi qui suit

8) Quelle est la 1ère chanson qui vous a retourné la tête ?
Une chanson douce que me chantait ma maman

9) Le 1er concert vu ?
J'ai oublié

10) Comme Gérard Lenorman, vous êtes élu Président de la République....qui voyez-vous comme Ministre de la Culture ?
N'importe qui

11) On vous donne Carte Blanche. Qui rêvez-vous d'inviter sur scène et pour quel duo ?
Des tas de gens mais ça ferait un peu "retour des morts-vivants"

12) Si vous deviez comparer votre univers à un film, quel serait-il ?
La grande vadrouille

13) Hibernatus se réveille d'un siècle de cryogénisation et découvre le cinéma. A votre avis, quels films anciens ou récents sont à visionner en priorité ?

Rambo 2, 3, 4... etc

14) Ecrivez un sms à Céline Dion.
Christ, Tabernacle, Ostie...

15) Quelle chanson n'avez-vous jamais osé chanter ?
La Marseillaise

16) Qui prend le volant en tournée ?
Ma pomme

17) Ma cousine Berthe débarque, quels spectacles nous conseillez-vous sans hésiter ?
Elysée show

18) A quoi ressemble votre voyage idéal ?
Etre immobile

19) Quel est votre dernier rêve racontable ?
Je ne rêve pas. Je réalise

20) Que faites-vous quand vous ne faites rien ?
Pas grand chose

21) A l'instar de Lady Di, que voudriez-vous voir chanter à vos funérailles ?
"Nos funérailles"

22) Qu'est-ce qui vous fera toujours rire ?
Charlot

23) Qu'est-ce qui vous agacera toujours ?
Nicolot

24) Quel est votre luxe dans la vie ?
Perdre du temps

25) Je n'arrive pas à dormir…pouvez-vous m'aider à y remédier ?
Comptez les moutons : il y en a des millions.

Propos recueillis par Valérie Bour



30 mai 2008

« Tout garder marque le début de la fossilisation » Nilda Fernandez


Chanson .

Nomade dans l'âme, Nilda Fernandez aime à parcourir le monde. Après la Russie et Cuba, retour en France pour une série de concerts, accompagné d'une guitare.

Entretien.

Après des années d'absence - sept ans exactement depuis son dernier concert à l'Olympia -, Nilda Fernandez fait son come-back. Avouons-le, nous avions un peu perdu de vue celui à qui l'on doit des chansons sensibles restées dans les mémoires, telles Madrid Madrid, Nos fiançailles ou encore Innu Nikamu. Nomade dans l'âme, il est de ces artistes aimant tracer la route, guidé par des envies d'ailleurs. Il y eut d'abord les tournées en roulotte entre Paris et Barcelone. Puis ce fut le grand départ pour la Russie, où il a vécu plus de quatre ans, cherchant à séduire le public slave. Il en a rapporté un livre, les Chants du monde, journal de ses aventures au pays des soviets (1), qui fait suite à un premier roman, Ça repart pour un soliloque, paru en 1998. Il y eut mille vies croisées, d'autres voyages, comme à Cuba. Et toujours ce formidable désir d'aller à la rencontre de l'autre pour mieux se découvrir. De retour en France, le chanteur franco-espagnol se produit depuis plusieurs jours au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, seul en scène avec juste une guitare, interprétant ses chansons de sa voix ténue. Quand résonnent « une tâche d'ombre et dans le désert », les paroles de Madrid Madrid, on a l'impression que Nilda n'est jamais parti.

Rencontre.

Durant votre absence, vous avez pris le pouls du monde. Vous reconnaissez-vous dans l'image du « chanteur aventurier » que vous évoquez dans votre dernier livre ?

Nilda Fernandez. C'est le groupe Émile & Images qui m'a dit ça, un jour. La plus grande aventure que j'ai essayé de vivre, c'est de parvenir avec mon métier à quelque chose qui me construise, que ce soit une vie artistique qui fasse l'homme. Avoir du succès n'apprend qu'à devenir un produit. Si on ne se méfie pas, on apprend rapidement à gérer ce qu'on est à son avantage. C'est assez stérile alors que la vie artistique offre des voies très particulières et dans le monde entier.

Curieux de ne plus vouloir être en lumière au moment où on est en pleine gloire…

Nilda Fernandez. Quand on a du succès, on entre dans une obsession de la perte possible. On commence à se recroqueviller, à avoir peur de tout. Ce qui définit beaucoup de mes collègues - et le danger qui moi, me semble-t-il, me guettait - c'était d'avoir peur de perdre. Je trouve que ce n'est pas normal. Il faut accepter de perdre ce qu'on a eu un jour. Il ne faut ni thésauriser ni protéger son fonds de commerce. Cela crée trop de crispation et finalement du malheur. La vie, c'est perdre ses amis, ceux qu'on aime. L'argent, on peut le perdre. La maladie qui consiste à vouloir tout garder est le début de la fossilisation. J'ai eu envie d'être un artiste qui apprend toujours quelque chose.

Qu'avez-vous découvert de vous en Russie ou à Cuba ?

Nilda Fernandez. En Russie, il a bien fallu que j'accepte la mentalité, le show-biz russe avec le côté un peu bandit. Il a fallu que je trouve en moi des ressources qui faisaient que je pouvais discuter avec les Russes, pour ne pas être le mouton qu'on tond. Comme la plupart d'entre nous, j'avais de la Russie l'idée d'un mythe immatériel aux images pas trop sûres. Quand je suis allé à Moscou, je m'attendais à une ville grise avec des tramways. Je pensais que les Russes étaient des gens austères, peu bavards, alors que c'est le contraire. On dirait des Méridionaux, ils tchatchent tout le temps, ils sont fêtards.

Pourquoi vous êtes-vous installé à Moscou ?

Nilda Fernandez. C'est à l'invitation d'une amie, qui m'a proposé de découvrir Moscou. Le deuxième jour, j'ai rencontré un chanteur à succès, Boris Moïssev, une des dix figures du show-business. Il me connaissait et m'a dit « je vais faire de toi une star en Russie ». Il ne le faisait pas par altruisme, mais pour lui, pour se donner une image internationale. On a fait un duo qui est devenu un grand succès, puis un deuxième duo avec un énorme succès aussi. On a tourné ensemble, puis je suis parti seul avec des musiciens russes, on a traversé tous les pays de l'ex-Union soviétique.

Vendiez-vous beaucoup d'albums ?

Nilda Fernandez. Les albums, c'est une abstraction car, là-bas, il y a beaucoup de piratage. Moïssev gérait son truc. Moi, je n'ai jamais demandé un sou sur les albums parce que c'est très compliqué. Tout est géré d'une manière obscure. Mais j'ai gagné des sous sur les tournées avec Moïssev. Je lui dois d'avoir pu écrire une belle chanson et de connaître le succès.

On vous voyait plus latino ?

Nilda Fernandez. L'Amérique latine me plaît, mais elle me fascine moins. Ce qu'on a fait de l'Amérique latine, de la civilisation amérindienne me fait mal. Ma culture y est pour quelque chose. La Russie, elle, était tellement loin de moi, inconnue. C'était une énigme totale. Le monde slave, j'en étais très loin.

Humainement, comment avez-vous vécu cette expérience ?

Nilda Fernandez. J'ai eu des moments de découragement, parfois, en me demandant ce que je faisais là-bas. Il y a des moments où c'est assez brutal en Russie. Mais je voulais aller jusqu'au bout d'une expérience. J'y suis resté quatre ans et demi.

Il y a aussi eu Cuba…

Nilda Fernandez. Ma première rencontre avec Cuba remonte à 2000, par le biais d'une association qui, pour détourner le blocus, rapportait des produits, du matériel sanitaire, médical, scolaire dans le pays. J'y ai été invité ensuite pour chanter à La Havane avec des musiciens cubains de Santiago. Puis je suis revenu à Cuba, toujours avec la même association, pour l'ouverture d'une Maison Victor-Hugo où j'étais le maître de cérémonie des spectacles. À la suite de ça, le ministère de la Culture cubaine m'a demandé d'écrire et de mettre en scène un spectacle sous chapiteau avec quarante artistes. Un spectacle de cirque, de musique, de danse. C'était merveilleux.

Comment vivez-vous le fait d'être sans maison de disques depuis 2001 ?

Nilda Fernandez. Sony voulait que je fasse un disque. J'ai refusé. Du coup, on a arrêté le contrat parce que cela faisait déjà six mois que j'étais en Russie. Ça ne voulait plus dire grand-chose de faire un disque en France. J'avais une aventure à vivre. Je n'ai pas du tout la notion d'un artiste sous contrat. J'ai peut-être une attitude arrogante, mais je considère que les maisons de disques ne sont rien sans nous, les artistes. Ce sont des boîtes vides. En revanche, je peux faire des albums sans eux. Il faut inverser les rapports et les remettre à l'endroit. L'industrie du disque a cinquante ans. En tant qu'artiste, je suis dans une tradition millénaire. On ne disparaîtra pas. Aujourd'hui, réaliser un album n'est plus primordial. Les artistes ont été happés par les sirènes des maisons de disques, parce que c'est un moyen de gagner de l'argent facile. On travaille une fois et ensuite on reproduit ce travail, on le vend à l'infini et presque sans rien faire. Si on revient à de choses plus concrètes, du style la scène, les tournées… là je suis payé, et le rapport commercial est clair. C'est mon aventure du moment. Je suis tout seul, avec ma guitare sur scène. C'est le plus beau des rendez-vous avec le public.

(1) Nilda Fernandez, les Chants du monde, carnet de notes. Éditions Presse de la Renaissance.
Jusqu'à ce soir au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, puis en tournée.

Entretien réalisé par Victor Hache


Juin 2008

Un opéra rock au château des Ducs en 2009 à Nantes


Un opéra rock au chateau des Ducs en 2009 à Nantes.. -

Nilda Fernandez chante dans l'opéra rock sur Anne de Bretagne : Photo : Nathalie Bourreau

Le château des Ducs de Bretagne accueillera un opéra rock sur Anne de Bretagne les 3 et 4 juillet 2009. C'est la dernière folie imaginée par le musicien Nantais Alan Simon. Cet opéra historique complètera la sortie d'un disque, à la rentrée. L'épopée de la duchesse en sabots sera chantée et jouée en vingt-trois chansons, aux couleurs rock, médiévales, folks et symphoniques. Des groupes cultes, tels que Barclay James Harvest et Fairport Convention, participent à cet événement ainsi que des artistes français comme Ange, Tri Yann, Nilda Fernandez. La chanteuse finistérienne et harpiste, Cécile Corbel incarnera le rôle d'Anne de Bretagne.

Plus d'informations demain dans Presse Océan

L'oeuvre de la semaine
Duchesse à 11 ans, mère à 14, Reine de France, le destin d'Anne de Bretagne est digne d'un roman. D'un opéra, corrige Alan Simon. Le musicien nantais a réuni un casting hétéroclite (Nilda Fernandez, Fairport Convention, Tri Yann...) pour redonner vie à l'histoire de la petite duchesse. L'auteur d'Excalibur et ses complices avancent à grand pas, et la sortie de cet opéra folk-rock est prévue pour le mois d'octobre. De quoi patienter avant les 3 et 4 juillet prochain, dates de représentations en plein air au Château des Ducs. Quoi de plus juste qu'Anne retrouve ainsi sa demeure.

Presse Océan.



06 juin 2008


Triomphe de l'acoustique

On ne l'avait pas vu en scène depuis sept ans et il vient de faire une apparition remarquée à la Gaîté-Mont parnasse. Il devrait à nouveau se montrer le 24 juin au Petit Journal-Montparnasse, puis peut-être cet automne, mais avec Nilda Fernández, on ne sait jamais. Cet oiseau libre et parfois torturé est le saltimbanque-type, imprévisible et attachant. Même si cette série de concerts est maintenant terminée, ils méritent ces quelques lignes tant son spectacle est réconfortant. Seul sur un tabouret, guitare sur le genou, la voix toujours aussi juste, il parle peu, enchaîne titre sur titre, avant de se livrer sobrement en fin de concert. Là, il se dévoile, fragile, tendre, étonné par la vie. Nilda Fernández est résolument un grand interprète. De la vraie chanson, sans artifices, sans effets électroniques.

François Delétraz
Le Figaro magazine. France




5 Juillet 2008


Interview
Nilda Fernandez revient avec sa guitare, ce soir à 20 heures .

« J'ai toujours essayé d'avoir ma propre place »


La voix fragile comme une flûte de verre s'envole toujours comme au temps de Madrid Madrid, le premier succès public sorti en1987. Mais Nilda Fernandez, l'Andalou aux accents androgynes s'est posé depuis ses tournées en roulotte aux racines de l'art troubadour. Avec une simplicité qui lui va bien.

On vous retrouve Parisien ?

C'est vrai que ces derniers temps, je ressentais le besoin de ne pas trop bouger. J'ai travaillé à Paris. Le climat psychologique français, c'est autre chose mais j'adore Paris et la France, surtout après avoir vécu 5 ans à Moscou.
Comment vous sentez-vous dans le milieu de la chanson française ?
Je m'y sens bien. Je trouve qu'il y a beaucoup de gens intéressants avec qui on peut s'entendre. Ce n'est pas un monde vulgaire. C'est un monde assez cultivé même si beaucoup de gens n'osent pas s'exprimer.

Vous avez une place à part ?

J'ai toujours essayé d'avoir ma propre place et celle de personne d'autres. Surtout ne pas me caser par commodité. Ce n'est pas le plus simple de sans arrêt défendre l'idée que l'on ne fera pas ce que les gens attendent de vous. C'est comme dans la vie sociale, il faut faire des compromis mais aucune concession...
Je suis comme ça dans la vie. J'aime bien me ménager toujours des portes de sortie. D'ailleurs c'est la première chose que je fais quand j'arrive quelque part, je regarde où est la sortie. C'est un réflexe, une question de survie mentale et artistique.

Vous pensez que le public vous connaît bien ?

C'est difficile, en concert, chacun emmène ses propres projections, son vécu. Le chanteur se croit intéressant mais ce qui est intéressant ce sont les chansons… J'essaie de savoir qui je suis moi-même.

Combien serez-vous en scène ?

Ma guitare et moi, quelque chose de très basique. C'est là que tout commence, c'est comme ça que je suis depuis pas mal de temps. C'est une formule très légère, avec des chansons composées à la guitare. Quelque chose de classique, des mots simples, couplets, refrain, quelque chose d'immédiat. Pour moi une chanson, ce sont des paroles qui ont du sens, sur tous les thèmes mais plutôt les sentiments qu'autre chose. C'est la base.

On vous retrouve aussi dans l'hommage à Boby Lapointe avec d'autres artistes.

Oui, j'ai déjà fait ça à Pézenas il y a un an. J'ai découvert Boby Lapointe assez tard, et au bout d'un moment tout m'a plu. J'avais déjà travaillé avec Yves Jamais mais en général je ne travaille pas trop avec les collègues chanteurs. Là, c'est l'occasion d'une vraie fête entre nous.

Le prochain disque est pour quand ?

J'ai fait 8 disques, le prochain, je vais l'enregistrer en septembre en Italie avec 4 musiciens ? Ca fait dix ans que je n'ai pas fait de disque, j'ai composé, chanté, existé sur scène. J'ai déjà chanté sur scène certaines des chansons du prochain album.

Exister sur scène c'est votre priorité ?

La scène c'est la chose la plus simple qui soit. Je n'ai jamais été un faiseur de maquette. Pour moi le plus difficile à vivre 'est le studio parce que tout se fige. Sur scène tout est possible. On est face à face et on continue la tradition millénaire de ceux qui font de la musique pour ceux qui les écoutent.

Propose recueillis parMartine Lecaudey |



12 Juillet 2008

Moissac.
Festival de la Voix. Nilda FernaNdez.
« J'aime me perdre à travers mes voyages »


Rencontre avec Nilda Fernandez, seul en scène ce soir.


Ce soir Nilda Fernandez évoluera en terrain connu. L'habitué du festival de Montauban a cette année choisi Moissac pour un retour très à propos. Le thème du Festival de la Voix, « carnets de voyages » ne pouvait mieux convenir à celui qui sillonna pendant quatre ans les routes de Russie et de Cuba. De ce périple au long cours, l'artiste a tiré un livre : « Les Chants du monde, carnet de notes ». Un voyage en forme d'introspection pour ce chanteur à l'âme écorchée. « J'aime me perdre. En Russie, tout était inattendu, j'ai donc appris a me repérer, à parler russe et à apprécier le froid. Dans ce journal, j'ai voulu rendre compte de ces années de voyage, mais aussi de réflexions. » confesse-t-il. En quelques mois, il devient une véritable star en Russie, enchaînant tournées et duos. C'est d'ailleurs sur la scène que Nilda Fernandez dévoile vraiment sa personnalité : cheveux longs et frêle silhouette, ce romantique a des airs de troubadour latin chantant tantôt en français, tantôt en espagnol, de nomade en escale musicale. Ce soir, il se présentera seul en scène. Pour son plus grand plaisir. « J'aime cette configuration. C'est très agréable car on est responsable de soi et du public à part entière. Les chansons se livrent comme au premier jour de leur création, sans artifice aucun ». Personnage atypique, il n'a jamais réellement intégré le milieu du show-biz français ni cessé de proclamer la totale liberté de l'artiste qui ne peut considérer d'autre nécessité que la sienne.

Romain Lecoinque
La dépêche. France



Lundi 14 juillet 2008


NUITS-SAINT-GEORGES


Nilda Fernandez : tout en charme et douceur

Pour l'avant-dernière soirée de Sons d'une Nuits d'été, Nilda Fernandez a conquis le public par son charme et sa douceur.
Un Daniel Fernandez peut en cacher un autre… Ils ont les mêmes patronymes, cependant Nilda Fernandez qui a assuré la quatrième soirée du festival, a transformé son prénom pour éviter la confusion. Si Daniel Fernandez et ses deux amis ont donné un spectacle engagé et plus médiatique, Nilda lui a offert une soirée tout en douceur avec sa guitare « sa partenaire comme il dit » dans une suite de chansons que, pour la plupart il compose lui-même. A son arrivée sur scène, il accorde « sa compagne » et en profite pour prendre contact avec le public par quelques plaisanteries, piquant quelque peu « une certaine belle brune, ancien mannequin, dont le manager un certain « Nico » très connu, a présidé et certainement été (involontairement) pour quelque chose dans la promotion artistique de sa vedette… ».

Introduction bienvenue qui attire la sympathie de la salle pour ce chanteur lui aussi comme son homonyme, d'origine espagnole. Cela fait maintenant plus 25 ans que Nilda parcourt le monde, rendant visite successivement à l'Argentine, les États-Unis, le Quebec…, mais dit-il, « C'est de Moscou en 2005, que je garde mon meilleur souvenir de scène, dans cette capitale de la Russie où la chanson française est très plébiscitée ». Nilda a fait ses classes dans les années quatre-vingt, en première partie de spectacles de quelques grands de la chanson comme Léo Ferré. De tempérament nomade, il part en 1997 pour une tournée assez spéciale puisque c'est en roulotte, accompagné des amis musiciens, qu'il traverse la France de long en large et de villages en bourgades dans la tradition des troubadours. Federico Garcia Lorca inspire depuis longtemps Nilda Fernandez, et c'est donc assez naturellement que ce dernier consacre un album entier en 1999 au poète espagnol en mettant en musique ses poèmes dans le dernier de ses huit albums sortis depuis 1991. Désireux de se tenir en dehors du show-business, naviguant entre plusieurs langues et plusieurs cultures, Nilda Fernandez est un artiste singulier qui tient à garder une certaine intégrité artistique.

Cha et les Pailles A Son

C'est du tout nouveau groupe chalonnais créé en 2005 dont il est question un ensemble qui se consacre à la chanson française. « Cha » c'est Charlène, la chanteuse pianiste qui compose les chansons, entourée des Pailles à Son, Jordan à la guitare, Nicolas à la basse, et Eric à la batterie. Ils ont sorti leur premier album « S'invitent » en mars 2007. Ils ont conquis leur public par leur simplicité et leur plaisir de jouer et chanter, et sont promis à un bel avenir.
Les Festivals se suivent
Mais ne se ressemblent pas. Cette fois-ci on va s'en sortir ! C'est le constat qu'ont fait Didier Carnet et Fabrice Boury présidents des deux associations co-organisatrices du 4e Festival Sons d'une Nuits d'été, qui a connu son épilogue samedi avec la dernière soirée explosive «Métal Hardcore» dans la cour Morin. En effet si l'édition 2007 avait été un fiasco financier dû en grande partie au temps détestable qui avait présidé au 3e Festival, les soirées 2008 auront accueilli en moyenne plus de 300 spectateurs, sans oublier la buvette très fréquentée aux entractes. C'est donc avec optimisme que Didier et Fabrice envisagent et pensent déjà au 5e Festival 2009.

Pour l'avant-dernière soirée de Sons d'une Nuits d'été, Nilda Fernandez a conquis le public par son charme et sa douceur.


Nilda Fernandez, parrain de Sons d'une Nuits d'été 2009

À l'issue de son spectacle vendredi dernier dans la cour des caves Morin, le chanteur Nilda Fernandez a rencontré Didier Carnet et Fabrice Boury co-organisateurs du Festival 2008, et leur a fait part du plaisir qu'il avait eu à chanter devant le public nuiton, se sentant un peu chez lui dans une ville qui porte un prénom représentant pour lui un symbole positif. En effet, Nilda s'est découvert une sensibilité particulière pour les bons vins, sa première bouteille achetée ayant été un nuits-saint-georges. Il est de plus né à Barcelonne en Espagne, dans une ville dont le saint patron est saint Georges, qui est également celui de Moscou en Russie où il a vécu cinq années de sa vie d'artiste. Enfin son meilleur ami est Georges Moustaki. Comment refuser alors de parrainer une manifestation qui se déroule à Nuits-Saint-Georges ?
Enfin, il aura désormais les meilleures raisons de revenir en pays nuiton puisqu'il s'est vu offrir quelques bonnes bouteilles des meilleurs vins locaux ; mais n'ayant pas de cave pour les conserver à Paris, Didier Carnet lui a proposé de lui réserver un coin de la sienne…
Un bilan très positif

Le Bien Public, Les dépêches



Mercredi 23 juillet 2008 à 11:10

Interview exclusive

Nilda Fernandez : "J'aime la mer"

Révélé au début des années 90, Nilda Fernandez a rapidement rencontré le succès avec deux titres emblématiques : « Madrid, Madrid » et « Nos Fiançailles ». Le plus espagnol des chanteurs français nous revient d'un énième voyage. Il se pose le temps d'une interview, simple et chaleureuse, comme lui.

Où étiez-vous, Nilda Fernandez ?
- J'ai passé presque cinq ans en Russie, il y a un livre là-dessus ! J'y ai fait un duo avec un chanteur local, Boris Moïsseev et j'y suis resté pour les tournées. Rien de mystérieux donc !

Comment le public russe a reçu un artiste comme vous, très « Sud » ?
- Là-bas, le chanteur français est une espèce en voie de disparition. Ils ont un grand attachement à la chanson française, Joe Dassin y est une idole sans relève. Quand on chante en français, on est très bien accueilli, c'est « glamour ».

Qu'en avez-vous retiré ?
- Musicalement, pas grand-chose car il faut avouer que c'est un peu sinistré sur ce point. On a plus d'influence ici, le jazz n'est pas passé par là. Humainement, j'en ai retiré ce que l'on peut retirer d'une culture à laquelle on n'est pas formé. La chanson y reste un truc assez primitif, mais les gens eux pas du tout, c'est pour cela que je les aime !

Le show-business français vous ré-accueille comment ?
- C'est un milieu qui a beaucoup de difficultés, de problèmes d'identité, je les laisse sur le divan du psy ! C'est une industrie en perdition, ce n'est pas très grave, sauf pour ceux qui y travaillent. Les gens qui ont aimé mes chansons sont profondément encore là.

Comment vous présentez vous pour cette tournée ?
- Seul avec ma guitare. Quand je suis rentré, mes musiciens étaient partis sur d'autres histoires et plutôt que de remonter une équipe, j'ai eu envie d'y aller à la simplicité sans avoir d'autres comptes à rendre. Ça me correspond bien.

Quel programme pour cet été ?
- C'est le grand écart pour combiner privé et professionnel. Je prépare un album à Gènes en Italie pour février prochain. J'y travaille des textes français avec un guitariste flamenco et quatre musiciens pop-rock qui ont accompagné Zucchero notamment. Je vais aussi aller en Espagne, en Russie pour préparer quelque chose là-bas.

Toujours en voyage…
- Je n'aime pas rester sur mon tas de sable à attendre… C'est le moteur de ma vie. J'aime la perte de repères, être sur le qui-vive avec des situations que l'on n'a pas prévues, ça demande une vigilance plus grande.

Vous êtes "plage" ?
- J'aime la mer, regarder l'horizon. Dans mon regard d'enfant il est très important. Je me revois sur une colline au-dessus de Barcelone quand j'étais chez mes grands-parents, j'y voyais la mer au loin, c'est une image très douce…

Vous êtes très sensuel…
Oui, un peu à la manière de Lorca dans la poésie, y'a des choses belles très tactiles, très olfactives, les cinq sens…

Qu'avez-vous envie de dire aux estivants curieux de vous découvrir sur scène ?
- Venez sans pop-corn, avec la serviette autour de la taille s'ils veulent, mais sans tongs je n'aime pas ça !

Propos exclusifs recueillis par Anne Le Hars.



Mercredi, 23 juillet 2008

Interview au festival Nuits du Sud

Nilda Fernandez

Bien qu’éloigné du tumulte médiatique depuis quelques années, Nilda Fernandez n’en reste pas moins un artiste créatif qui continue sa route artistique autour du monde. Chanteur à l’instinct aiguisé, il trouve dans la musique un passeport idéal, facilitateur de rencontres et vecteur d’expériences nouvelles.
Seul avec sa guitare, Nilda Fernandez a chanté et enchanté un public nombreux aux Nuits du Sud.
     
     

Qu’avez-vous fait ces dernières années ?
     

     
J’ai passé 4 ans et demi en Russie à être reconnu comme un artiste russe. Au fur et à mesure j’ai acquis une vraie célébrité et une certaine popularité. J’ai eu la chance en 2001 de faire un voyage en Russie. J’ai rencontré un chanteur russe très connu. Il a su ma présence à Moscou et voulait faire de moi une « star ». Il voulait qu’on travaille ensemble et cela a donné un duo qui a bien marché. Ensuite on a remis ça un an après. Suite à ça, on a beaucoup tourné dans tout le pays ainsi que dans les pays baltes et en Israël.


Ce pays semble loin de votre culture tout de même ?
     

     
C’est la différence qui est attirante. À Moscou, c’était tellement étrange, il fallait faire des efforts de compréhension culturelle et historique. J’ai appris aussi la langue. C’est le rôle de l’artiste d’aller vers de nouveaux horizons.


Comment s’est passé le retour en France ?
     

     
Quand je suis revenu de Russie, les gens avec qui je tournais étaient sur différents projets. D’autre part j’ai eu du mal à adopter la stratégie classique « disque-promo-concert …» J’ai eu le choix de ne plus avoir d’équipe et j’ai constaté une frilosité de la part des gens qui programment les artistes. Il y a toujours un doute auprès du public lorsque un artiste ne fait pas trop parler de lui. Mais en rentrant de Russie j’étais loin de cette logique. Ça m’a paru impossible de retourner dans ce système. Du coup je me suis dit que j’avais la chance d’avoir des gens qui se ce sont nourris de mes chansons, et que j’allais leur proposer de les chanter tout seul. De ce fait j’ai contourné le problème technique stupide anti-artistique et me suis dirigé vers une démarche qui me plaisait. Pour des nécessités économiques je me suis retrouvé devant une réalité artistique que j’adore. Aujourd’hui j’ai un album en préparation à Gênes qui sortira en septembre et je vais participer à une comédie musicale qui s'appelle "Anne de Bretagne".


Un petit mot sur la tournée que vous avez faite en roulotte !
     

     
C’était pour marquer ma place. Je ne trouvais plus de sens à enchaîner les concerts. J’en ai eu marre. Au début je voulais faire ça à pied. Ca a dépasser mes espérances et ça m’a identifier, on m’en parle et ça a marqué autant le public que les autres artistes. J’ai fait ça avec beaucoup de sincérité. On n’avait pas d’argent, on a fait nos billets nous-mêmes. Tous les 30 km, on s’arrêtait pour les chevaux. Il fallait qu’on les nourrisse. Tout le monde était au même niveau. L’ambiance était géniale malgré la promiscuité. Avec mes tournées russes et cette tournée en roulotte, ce sont parmi mes plus belles expériences de musicien.


Vous n’êtes pas du genre à faire de compromis artistique ?
     

     
Quand je suis parti, j’avais un contrat avec Sony. Le patron attendait un disque original alors que je venais de sortir un best of. Les choses étaient planifiées sur des années alors que j’ai du mal avec les prévisions à long terme. Si quelque chose me plait, je veux avoir la liberté de faire un truc inattendu. Je n’ai pas eu d’hésitation à changer. Je voulais faire à fond ce projet en Russie. Depuis je n’ai pas de contrat discographique. Maintenant j’ai du recul avec ce système et je me suis prouvé des choses à moi-même ce qui me paraît important. Je pense qu’en tant qu’artiste il faut être tout le temps disponible.

Benjamin Brégeaut
     


     

13 Août 2008

Puy L'Evêque. L'ancien bassiste de Nino Ferrer rendra hommage à son ami

Samedi, Mr. Jo (Joël Segura) présente « Autour de Nino »


Iy a dix ans disparaissait
Nino Ferrer. Pour lui rendre hommage, Joël Ségura, son ancien bassiste, Mr. Jo dans le métier, se produira sur scène samedi 16 août à Puy L'Évêque, sur la place de la mairie à 21 h 30.
Le spectacle intitulé « Autour de Nino » sera la partie musicale du festival « Au fil de l'art » consacré plus particulièrement à la création contemporaine et à l'art pictural. Pour « coller » au sujet, des toiles signées Nino Ferrer seront projetées en toile de fond pendant le récital. Car Nino était peintre à ses heures.
« Dancs ce spectacle, explique Joël Ségura, j'ai voulu raconter une collaboration qui s'est prolongée sur une vingtaine d'années. J'ai fait quatre albums avec Nino et notamment j'ai travaillé avec lui sur l'album Rock and Roll Cow-boy sorti en 1980. Je reprends d'ailleurs dans le spectacle, le titre générique de la pochette ».
Jo ne va pas se contenter de chanter des morceaux incontournables que tout le monde a fredonnés, en France ou en Italie (Nino Ferrer était très connu de l'autre côté des Alpes), comme Le Télephone qui sonne, Mirza, le Sud, il reprendra aussi des chansons moins populaires et ponctuera le show d'anecdotes. « Comme le jour où on avait tourné un clip au théâtre municipal de Cahors, le morceau racontait l'histoire d'un chanteur qui recevait des tomates lancées par le public »…
Sur scène, Joël Ségura se produit avec une formation de 8 musiciens, les éclairages sont étudiés, et l'ambiance toute tournée vers le souvenir de l'homme du « Sud » avec ses mots, ses musiques et ses toiles.
Le spectacle live qui dure 1 h 45, a été dévoilé au festival de Gardanne près de Marseille, puis au festival d'Albi, c'était début juillet. « à cette occasion, raconte Jo, j'ai eu le privilège de pouvoir interpréter le Sud en duo avec Nilda Fernandez ».
Dans le Lot, le département de Nino, le rendez-vous du 16 août à Puy L'Évêque est pour l'instant la seule date programmée.
Joël Segura et son épouse Emma qui gère toute la logistique ont voulu rester fidèles à l'artiste.
« Lui l'italien moi l'espagnol on était tous les deux du Sud ça chauffait parfois, mais on se comprenait ».
Un livre sur Nino ne le quitte jamais : « C'était pourtant bien » d'Olivier Cachin.


La dépêche.fr
Jean-Michel Fabre.


Mercredi 13 août 2008

Concert Vauvert : Nilda Fernandez

Vauvert Nilda Fernandez et ses chansons nomades


C'est avec Nilda Fernandez que l'association Courant Scène boucle, ce soir, sa programmation estivale à Vauvert. Une mini saison entamée le 8 août par une lecture de contes du Bénin par Sylvain Prudhomme, suivie des concerts de Nikita le soir même, puis de ceux de Mellino et Roé le 9.
Né à Barcelone voici cinquante-et-un ans, dans une famille andalouse protestante, Daniel "Nilda" Fernandez a été révélé en France en 1991 avec Madrid, Madrid , titre qui sera repris par Miguel Bosé, et Nos fiançailles. Nommé meilleur espoir masculin aux Victoires de la musique en 1992, il reçoit l'année suivante le Grand prix de l'Académie Charles-Cros pour son album éponyme. Il mettra ensuite sa gracieuse voix androgyne et voilée au service d'hommages à ses chanteurs fétiches, Gérard Manset, Léo Ferré, Barbara... Il a aussi adapté des poèmes de Federico Garcia Lorca. Artiste nomade, insaisissable et imprévisible, Nilda Fernandez a toujours préféré prendre les chemins de traverse, que ce soit en effectuant des tournées à bord d'une roulotte ou en séjournant en Russie. Après avoir été longtemps absent des scènes françaises, il tourne plus régulièrement depuis deux ans, tout en se produisant à l'étranger (à Cuba ou en Russie notamment). En 2007, est paru son deuxième livre, Carnet de notes, ainsi que l'album Bestov vol. 2 comprenant dix-neuf titres, dont trois en russe. A Vauvert, en pleine fête votive, c'est dans le cadre ad hoc de la cour du club taurin El Campo que Nilda Fernandez viendra partager son univers intime, mi-glace mi-feu. La soirée débutera par une lecture de nouvelles du recueil Corrida de muerte et autres nouvelles du prix Hemingway 2007 (éd. Au Diable Vauvert) par la compagnie Subito (Nîmes).



Ce soir, à 21 heures, bodega El Campo. Tarif : 15 ?.
Tél. 04 66 88 31 66.
Midi Libre France




Lundi 01 Décembre 2008


 

THÉÂTRE DUCOURNEAU

Entre ombres et lumières
............................


Voyages avec Nilda
Un directeur qui ne cache pas non plus son enthousiasme pour la venue de Nilda Fernandez, vendredi 12 décembre. « La palette et
la richesse artistique de ce chanteur sont méconnues du grand public. Si certains titres comme « Nos fiançailles » ou « Madrid,
Madrid » ont eu un réel succès populaire, ils ne témoignent pas forcément de sa démarche. Une démarche à la Manu Chao, où
l'artiste voyage partout dans le monde ramenant dans ses valises des chansons et des textes de genres très différents.


Il navigue dans un circuit dénué de paillettes et chaque spectacle est différent. Il se libère de toute rigidité scénique et offre une
vraie disponibilité à son public », souligne Bruno Rapin.


Nilda Fernandez promet donc des moments rares et magiques. À noter pour les spectateurs conquis un moment de rencontre à la

fin du concert, baptisé « Bruits de couloir » autour du « bar des associations » sis dans la Rotonde du théâtre................


Sud Ouest.com



Décembre 2008
 
Nilda Fernandez

Découvrez Nilda Fernandez sur MySpace

NILDA FERNANDEZ
Vendredi 6 février 2009 à 20h30

Chanson sans frontières

Seul en scène

Un grand moment en perspective avec lavenue de cet artiste international qui a une telle
présence sur scène que l’on oublie qu’il s’y présente en solitaire.
Après quelques années passées à multiplier ses expériences musicales et scéniques à travers le monde (La Havane, Moscou, Santiago deCuba, Mexico...), Nilda Fernandez retrouve son public tout en se plongeant dans l’écriture pour de futurs albums. Nilda a ce talent de communiquer avec le public.Il se produira «seul en scène», accompagné de sa guitare. Il reprend ses chansons phares ainsi que celles issues de ses tournées à l’étranger. Le plus espagnol des chanteurs français,Nilda Fernandez est là où on ne l’attend jamais. Révélé au début des années 90,il a rapidement rencontré le succès avec deux titres emblématiques : Madrid, Madrid et Nos fiançailles. Il ne cesse de nous étonner : par ses concerts, toujours soigneusement mis en scène, par une tournée en roulotte entre Barcelone et Paris, par ses mérites (Victoire de la Musique, Prix Charles Cros et Sacem, Médaille Russe pour la coopération culturelle), par ses rencontres (Sting, MichelCamilo, Mercedes Sosa…).
Chanteur voyageur, Nilda aime sillonner le monde. Après 4 ans passés en Russie, Nilda nous revient, seul avec sa guitare… Rendez-vous émouvant, sincère et chaleureux. Depuis Madrid, Madrid, et Nos fiançailles, bien de l’eau a coulé sous les ponts. Nilda joue de sa guitare électrique comme du timbre de sa voix haut perchée : tout en nuances, avec une aisance déconcertante.
En 2007, il a publié Les chants du monde, carnet de notes, rédigé entre 2003 et 2005 dans son appartement moscovite, les compartiments du transsibérien, les coulisses des théâtres et les chambres d’hôtels du monde entier. Déguisées en journal, les aventuresde Nilda au pays des Soviets surprennent par leur style élaboré et leur portée philosophique. Des Chants du monde qui font réfléchir.


Vendredi 6 février 2009 à 20h30
Informations pratiques : Maison Pour Tous - Foyer Georges Brassens à Beaucourt -03 84 56 96 94
Tarifs 18 €/20€

http://www.mptbeaucourt.fr/crbst_14.html




Décembre 2008


Nilda Fernandez : musicien du troisième type


Nilda Fernandez est né à Barcelone en 1957. Auteur-compositeur-interprète espagnol et français, il est nommé meilleur espoir masculin aux Victoires de la Musique en 1992. Il explore différents univers musicaux qui l’amène du Québec jusqu’en Amerique du Sud, et rencontre le succès grâce à son album “Madrid Madrid” (1991)

• Vous avez eu du mal à percer dans la musique. Comment l’avez-vous vécu ?
En fait, je ne veux pas considérer cette période de ma vie comme une époque d’échec ou de “galère”. J’ai choisi de devenir artiste, mais à l’inverse de carrières plus tracées comme médecin, il faut prouver au monde et se prouver à soi-même que c’est ce que l’on veut faire et persévérer. Il est important de rester très humble avec soi-même. Je considère cette période de ma vie comme mes années d’études, et non comme du temps perdu.

• En tant que musicien, comment considérez-vous votre rapport au cinéma, et à la musique de film?
De nos jours, on remarque une tendance assez désagréable à inclure de la musique à tout bout de champ, à la moindre action. Sur une heure et demie de film, on a quarante-cinq minutes de musique, qui sont entièrement collées aux images! Le public est conditionné à la musique d’action. Dans la musique de film, on peut avoir le pire et le meilleur. Par exemple, des compositeurs comme Nino Rota ou Ennio Morricone ont réellement marqué leur temps, puisque leurs musiques sont indépendantes des images, à l’inverse de la plupart des compositeurs récents. Je pense que cette tactique trahit en fait un certain manque de confiance dans l’image...


• Vous êtes Président du Jury de la meilleure Musique Originale des RCC. Est-ce un domaine que vous seriez susceptible d’éxploiter?
Oui, cela m’intérésse beaucoup, même si je n’ai pas encore eu l’occasion de composer quoique ce soit pour un film. De manière générale, la bande son créé la troisième dimension d’un film, il faut donc que le réalisateur et le producteur respectent le musicien et son travail qui est avant tout artistique.


• Comment travaillez-vous lorsque en studio?
Je privilégie le travail avec les instruments réels, et en utilisant au minimum les instruments assistés par ordinateur. L’ordinateur permet de tout faire, ou quasiment, et de ce fait -comme nous l’avons évoqué - il n’y a plus aucune créativité. Aucun ordinateur ne remplacera le travail réel effectué avec les musiciens, et les rapports que l’on établit avec eux à ce moment là.


• Seriez-vous prêt à vous orienter vers des univers musicaux différents, ou bien tenez-vous à garder un style propre, une marque de fabrique?
Je ne pense pas que je puisse réellement changer de style à proprement parler. Je suis le premier à affirmer que je le souhaiterais quelquefois, mais chacun a ses limites. Par exemple, je pense qu’en enregistrant en studio avec des musiciens qui apportent leur point de vue, leurs idées, on fait des compromis et ce qu’on imaginait au début change plus ou moins. Mais le style, lui, ne changera pas vraiment, ou bien dans de très rares occasions. La musique est un tout, constitué de richesses qui peuvent venir de l’extérieur, de nos relations avec autrui et de notre culture.


http://www.citizen-cannes.net/rcc2008/pdf/petitjournal_mercredi.pdf





<center>


*** C'est un Soleil qui s'est levé pour illuminer nos nuits ***</b></center>
<br>


Dernière édition par Chris le Mar 16 Déc 2008, 00:50; édité 27 fois
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MessagePosté le: Mer 30 Juil 2008, 23:12    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:09    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant


Edit Chris: ok


Le château des Ducs de Bretagne accueillera un opéra rock sur Anne de Bretagne les 3 et 4 juillet 2009. C'est la dernière folie imaginée par le musicien Nantais Alan Simon. Cet opéra historique complètera la sortie d'un disque, à la rentrée. L'épopée de la duchesse en sabots sera chantée et jouée en vingt-trois chansons, aux couleurs rock, médiévales, folks et symphoniques. Des groupes cultes, tels que Barclay James Harvest et Fairport Convention, participent à cet événement ainsi que des artistes français comme Ange, Tri Yann, Nilda Fernandez. La chanteuse finistérienne et harpiste, Cécile Corbel incarnera le rôle d'Anne de Bretagne. Duchesse à 11 ans, mère à 14, Reine de France, le destin d'Anne de Bretagne est digne d'un roman. D'un opéra, corrige Alan Simon. Le musicien nantais a réuni un casting hétéroclite (Nilda Fernandez, Fairport Convention, Tri Yann...) pour redonner vie à l'histoire de la petite duchesse. L'auteur d'Excalibur et ses complices avancent à grand pas, et la sortie de cet opéra folk-rock est prévue pour le mois d'octobre. De quoi patienter avant les 3 et 4 juillet prochain, dates de représentations en plein air au Château des Ducs. Quoi de plus juste qu'Anne retrouve ainsi sa demeure. Plus d'informations demain dans Presse Océan




Un opéra rock au chateau des Ducs en 2009 à Nantes..


Camélia, Nilda Fernandez Forum


Ne pleure pas parce que quelque chose est terminé mais souris parce qu'elle a eu lieu.


Dernière édition par Camélia le Sam 9 Aoû 2008, 03:06; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:10    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant


Edit Chis : ok


Interview exclusive Nilda Fernandez : "J'aime la mer"

Révélé au début des années 90, Nilda Fernandez a rapidement rencontré le succès avec deux titres emblématiques : « Madrid, Madrid » et « Nos Fiançailles ». Le plus espagnol des chanteurs français nous revient d'un énième voyage. Il se pose le temps d'une interview, simple et chaleureuse, comme lui.

Où étiez-vous, Nilda Fernandez ?
- J'ai passé presque cinq ans en Russie, il y a
un livre là-dessus ! J'y ai fait un duo avec un chanteur local, Boris Moïsseev et j'y suis resté pour les tournées. Rien de mystérieux donc !

Comment le public russe a reçu un artiste comme vous, très « Sud » ?
- Là-bas, le chanteur français est une espèce en voie de disparition. Ils ont un grand attachement à la chanson française, Joe Dassin y est une idole sans relève. Quand on chante en français, on est très bien accueilli, c'est « glamour ».

Qu'en avez-vous retiré ?
- Musicalement, pas grand-chose car il faut avouer que c'est un peu sinistré sur ce point. On a plus d'influence ici, le jazz n'est pas passé par là. Humainement, j'en ai retiré ce que l'on peut retirer d'une culture à laquelle on n'est pas formé. La chanson y reste un truc assez primitif, mais les gens eux pas du tout, c'est pour cela que je les aime !

Le show-business français vous ré-accueille comment ?
- C'est un milieu qui a beaucoup de difficultés, de problèmes d'identité, je les laisse sur le divan du psy ! C'est une industrie en perdition, ce n'est pas très grave, sauf pour ceux qui y travaillent. Les gens qui ont aimé mes chansons sont profondément encore là.

Comment vous présentez vous pour cette tournée ?
- Seul avec ma guitare. Quand je suis rentré, mes musiciens étaient partis sur d'autres histoires et plutôt que de remonter une équipe, j'ai eu envie d'y aller à la simplicité sans avoir d'autres comptes à rendre. Ça me correspond bien.

Quel programme pour cet été ?
- C'est le grand écart pour combiner privé et professionnel. Je prépare un album à Gènes en Italie pour février prochain. J'y travaille des textes français avec un guitariste flamenco et quatre musiciens pop-rock qui ont accompagné Zucchero notamment. Je vais aussi aller en Espagne, en Russie pour préparer quelque chose là-bas.

Toujours en voyage…
- Je n'aime pas rester sur mon tas de sable à attendre… C'est le moteur de ma vie. J'aime la perte de repères, être sur le qui-vive avec des situations que l'on n'a pas prévues, ça demande une vigilance plus grande.

Vous êtes "plage" ?
- J'aime la mer, regarder l'horizon. Dans mon regard d'enfant il est très important. Je me revois sur une colline au-dessus de Barcelone quand j'étais chez mes grands-parents, j'y voyais la mer au loin, c'est une image très douce…

Vous êtes très sensuel…
Oui, un peu à la manière de Lorca dans la poésie, y'a des choses belles très tactiles, très olfactives, les cinq sens…

Qu'avez-vous envie de dire aux estivants curieux de vous découvrir sur scène ?
- Venez sans pop-corn, avec la serviette autour de la taille s'ils veulent, mais sans tongs je n'aime pas ça !



Propos exclusifs recueillis par Anne Le Hars.

Par La rédaction, mercredi 23 juillet 2008 à 11:10 -


Camélia, Nilda Fernandez Forum


Ne pleure pas parce que quelque chose est terminé mais souris parce qu'elle a eu lieu.


Dernière édition par Camélia le Sam 9 Aoû 2008, 03:07; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:26    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant

Edit chris: ok

Article paru
le 30 mai 2008



« Tout garder marque le début de la fossilisation » Nilda Fernandez


Chanson . Nomade dans l'âme, Nilda Fernandez aime à parcourir le monde. Après la Russie et Cuba, retour en France pour une série de concerts, accompagné d'une guitare.

Entretien.
Après des années d'absence - sept ans exactement depuis son dernier concert à l'Olympia -, Nilda Fernandez fait son come-back. Avouons-le, nous avions un peu perdu de vue celui à qui l'on doit des chansons sensibles restées dans les mémoires, telles Madrid Madrid, Nos fiançailles ou encore Innu Nikamu. Nomade dans l'âme, il est de ces artistes aimant tracer la route, guidé par des envies d'ailleurs. Il y eut d'abord les tournées en roulotte entre Paris et Barcelone. Puis ce fut le grand départ pour la Russie, où il a vécu plus de quatre ans, cherchant à séduire le public slave. Il en a rapporté un livre, les Chants du monde, journal de ses aventures au pays des soviets (1), qui fait suite à un premier roman, Ça repart pour un soliloque, paru en 1998. Il y eut mille vies croisées, d'autres voyages, comme à Cuba. Et toujours ce formidable désir d'aller à la rencontre de l'autre pour mieux se découvrir. De retour en France, le chanteur franco-espagnol se produit depuis plusieurs jours au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, seul en scène avec juste une guitare, interprétant ses chansons de sa voix ténue. Quand résonnent « une tâche d'ombre et dans le désert », les paroles de Madrid Madrid, on a l'impression que Nilda n'est jamais parti.

Rencontre.
Durant votre absence, vous avez pris le pouls du monde. Vous reconnaissez-vous dans l'image du « chanteur aventurier » que vous évoquez dans votre dernier livre ?

Nilda Fernandez. C'est le groupe Émile & Images qui m'a dit ça, un jour. La plus grande aventure que j'ai essayé de vivre, c'est de parvenir avec mon métier à quelque chose qui me construise, que ce soit une vie artistique qui fasse l'homme. Avoir du succès n'apprend qu'à devenir un produit. Si on ne se méfie pas, on apprend rapidement à gérer ce qu'on est à son avantage. C'est assez stérile alors que la vie artistique offre des voies très particulières et dans le monde entier.

Curieux de ne plus vouloir être en lumière au moment où on est en pleine gloire…

Nilda Fernandez. Quand on a du succès, on entre dans une obsession de la perte possible. On commence à se recroqueviller, à avoir peur de tout. Ce qui définit beaucoup de mes collègues - et le danger qui moi, me semble-t-il, me guettait - c'était d'avoir peur de perdre. Je trouve que ce n'est pas normal. Il faut accepter de perdre ce qu'on a eu un jour. Il ne faut ni thésauriser ni protéger son fonds de commerce. Cela crée trop de crispation et finalement du malheur. La vie, c'est perdre ses amis, ceux qu'on aime. L'argent, on peut le perdre. La maladie qui consiste à vouloir tout garder est le début de la fossilisation. J'ai eu envie d'être un artiste qui apprend toujours quelque chose.

Qu'avez-vous découvert de vous en Russie ou à Cuba ?

Nilda Fernandez. En Russie, il a bien fallu que j'accepte la mentalité, le show-biz russe avec le côté un peu bandit. Il a fallu que je trouve en moi des ressources qui faisaient que je pouvais discuter avec les Russes, pour ne pas être le mouton qu'on tond. Comme la plupart d'entre nous, j'avais de la Russie l'idée d'un mythe immatériel aux images pas trop sûres. Quand je suis allé à Moscou, je m'attendais à une ville grise avec des tramways. Je pensais que les Russes étaient des gens austères, peu bavards, alors que c'est le contraire. On dirait des Méridionaux, ils tchatchent tout le temps, ils sont fêtards.

Pourquoi vous êtes-vous installé à Moscou ?

Nilda Fernandez. C'est à l'invitation d'une amie, qui m'a proposé de découvrir Moscou. Le deuxième jour, j'ai rencontré un chanteur à succès, Boris Moïssev, une des dix figures du show-business. Il me connaissait et m'a dit « je vais faire de toi une star en Russie ». Il ne le faisait pas par altruisme, mais pour lui, pour se donner une image internationale. On a fait un duo qui est devenu un grand succès, puis un deuxième duo avec un énorme succès aussi. On a tourné ensemble, puis je suis parti seul avec des musiciens russes, on a traversé tous les pays de l'ex-Union soviétique.

Vendiez-vous beaucoup d'albums ?

Nilda Fernandez. Les albums, c'est une abstraction car, là-bas, il y a beaucoup de piratage. Moïssev gérait son truc. Moi, je n'ai jamais demandé un sou sur les albums parce que c'est très compliqué. Tout est géré d'une manière obscure. Mais j'ai gagné des sous sur les tournées avec Moïssev. Je lui dois d'avoir pu écrire une belle chanson et de connaître le succès.

On vous voyait plus latino ?

Nilda Fernandez. L'Amérique latine me plaît, mais elle me fascine moins. Ce qu'on a fait de l'Amérique latine, de la civilisation amérindienne me fait mal. Ma culture y est pour quelque chose. La Russie, elle, était tellement loin de moi, inconnue. C'était une énigme totale. Le monde slave, j'en étais très loin.

Humainement, comment avez-vous vécu cette expérience ?

Nilda Fernandez. J'ai eu des moments de découragement, parfois, en me demandant ce que je faisais là-bas. Il y a des moments où c'est assez brutal en Russie. Mais je voulais aller jusqu'au bout d'une expérience. J'y suis resté quatre ans et demi.

Il y a aussi eu Cuba…

Nilda Fernandez. Ma première rencontre avec Cuba remonte à 2000, par le biais d'une association qui, pour détourner le blocus, rapportait des produits, du matériel sanitaire, médical, scolaire dans le pays. J'y ai été invité ensuite pour chanter à La Havane avec des musiciens cubains de Santiago. Puis je suis revenu à Cuba, toujours avec la même association, pour l'ouverture d'une Maison Victor-Hugo où j'étais le maître de cérémonie des spectacles. À la suite de ça, le ministère de la Culture cubaine m'a demandé d'écrire et de mettre en scène un spectacle sous chapiteau avec quarante artistes. Un spectacle de cirque, de musique, de danse. C'était merveilleux.

Comment vivez-vous le fait d'être sans maison de disques depuis 2001 ?

Nilda Fernandez. Sony voulait que je fasse un disque. J'ai refusé. Du coup, on a arrêté le contrat parce que cela faisait déjà six mois que j'étais en Russie. Ça ne voulait plus dire grand-chose de faire un disque en France. J'avais une aventure à vivre. Je n'ai pas du tout la notion d'un artiste sous contrat. J'ai peut-être une attitude arrogante, mais je considère que les maisons de disques ne sont rien sans nous, les artistes. Ce sont des boîtes vides. En revanche, je peux faire des albums sans eux. Il faut inverser les rapports et les remettre à l'endroit. L'industrie du disque a cinquante ans. En tant qu'artiste, je suis dans une tradition millénaire. On ne disparaîtra pas. Aujourd'hui, réaliser un album n'est plus primordial. Les artistes ont été happés par les sirènes des maisons de disques, parce que c'est un moyen de gagner de l'argent facile. On travaille une fois et ensuite on reproduit ce travail, on le vend à l'infini et presque sans rien faire. Si on revient à de choses plus concrètes, du style la scène, les tournées… là je suis payé, et le rapport commercial est clair. C'est mon aventure du moment. Je suis tout seul, avec ma guitare sur scène. C'est le plus beau des rendez-vous avec le public.

(1) Nilda Fernandez, les Chants du monde, carnet de notes. Éditions Presse de la Renaissance.
Jusqu'à ce soir au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, puis en tournée.

Entretien réalisé par Victor Hache


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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:34    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant


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Cultura al día
Nilda Fernández. Escala en París
Artículo publicado el 26/05/2008 Ultima reactualización 26/05/2008 15:30 TU




El cantante francés Nilda Fernández.
J. Batallé/RFI



La editorial francesa Presses de la Renaissance, acaban de editar "Les Chants du monde", cuaderno de bitácora de Nilda Fernández,una de las estrellas de la canción francesa. Fernández ha decidido no ceder a las sirenas de la fama y la popularidad para embarcarse en la aventura de recorrer el mundo, absorber experiencias que van a enriquecer sin duda su oficio de cantante. Para subrayar esas ansias viajeras, ha recalado en París, donde dará una serie de conciertos en el teatro de La Gaîté Montparnasse (del 21 al 30 de mayo que, el más español de los cantantes franceses ha querido bautizar "Escala en París". Para hablar de estos conciertos y de la aparición de su diario, redactado entre 2003 y 2005, Nilda Fernández visitó los estudios de RFI.


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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:35    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant


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Nilda Fernandez


Que devient le meilleur espoir masculin des Victoires de la Musique 1992 ? Hier il triomphait en Russie, aujourd'hui il est à Paris, et demain ? Difficile de prédire où et quand il reparaîtra. Depuis sa naissance à Barcelone (en 1957), Nilda Fernández a vécu comme un Gitan étourdi il a d'ailleurs effectué l'une de ses dernières tournées en roulotte. Sa voix androgyne n'a jamais fait une fausse note, et c'est à la Gaîté-Montparnasse qu'on le retrouve en format minimaliste (guitare-voix) Il reprendra «Madrid Madrid», «Nos fiançailles», et sans doute «Donne-moi de mes nouvelles», d'Allain Leprest, qu'il avait choisi de chanter sur le CD en hommage à cet auteur méconnu. C'est un plaisir de retrouver cet homme discret et hors mode.

Jusqu'au 31 mai, Théâtre de la Gaîté-Montparnasse; 01-43-22-16-18.


Sophie Delassein
Le Nouvel Observateur

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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:36    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant


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La noblesse d'un baladin


..Nilda Fernandez seul en scène à la Gaîté-Montparnasse.
« J'sais pas d'où j'suis/Ça c'est acquis »… Aux deux premiers vers du concert, on pourrait avoir l'impression que tout est dit. Seul en scène avec sa guitare, Nilda Fernandez s'est installé quelques jours au théâtre de la Gaîté-Montparnasse, avec son air indéfinissable peut-être le retour d'un long voyage, peut-être un départ pour l'aventure…
Pour qui ne l'a pas fréquenté depuis longtemps, la voix n'a pas changé, perchée là-haut et bien terrestre à la fois, comme un ange des cieux sortant d'une taverne, chez Cervantès ou chez Beckett. Il est toujours habillé en baladin des années 1970 : chemise à jabot, jean ouvragé, veste sombre à parements rouges, cheveux soigneusement libres. Son répertoire roule entre ses racines, ses voyages, ses admirations. Évidemment du flamenco, de l'Amérique du Sud, un lyrisme mi-Lorca, mi-Rimbaud. Et puis des mélodies folkeuses, entre Neil Young et Joe Dassin, et des volutes de la voix qui font penser au Léo Ferré roide et fol des années 1950…
Nilda Fernandez chante ses classiques, ses faces B, ses inconnues, parfois sans laisser le temps d'applaudir entre deux chansons. Car il est pressé et il prend son temps tout à la fois, ne résistant pas toujours aux ivresses du concert en solitaire, qui est par nature propice aux complaisances. Mais il raconte sa vie et chante avec assez de générosité pour instaurer des émotions fortes, pour transmettre le tremblement d'une âme obsédée de compassion et de fraternité. Entre Lyon et Barcelone, Madrid Madrid ou Innu Nikamu disent avec gravité une noblesse de cœur qui, on le comprend maintenant, valait beaucoup plus que les étourdissements de ses premières années de gloire.

Bertrand Dicale (Le Figaro)


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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:37    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant


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Nilda Fernandez A La Gaité Montparnasse
Par Olivier-Autissier, mercredi 21 mai 2008 à 10:02 ::
Comme au milieu d'un beau voyage, sans roulotte, entre Lyon et Barcelone...
Nilda au théâtre de la Gaité, un pléonasme. Les premières fois que j'ai vu Nilda Fernandez sur scène, il y a près de 15 ans, il avait déjà su transmettre à la salle ce goût de la joie d'être là. Autant pour lui que pour son public.

Le spectacle d'hier, "Escale acoustique à Paris", avait revêtu une couleur bien différente. Bien sûr, j'ai cette fâcheuse tendance à parler plus avec mon coeur qu'avec ma tête, et forcément ça donne envie de dire du bien de ceux qu'on aime, ça rend l'avis on ne peut plus subjectif. Mais bon, je l'ai aussi vu et écouté avec mon coeur.


Du début à la fin, l'artiste est seul sur scène, assis sur un tabouret haut, avec sa guitare. Elle sera le seul accompagnement musical de toute la soirée.
Les premières chansons sont enchaînées presque sans répit, Nilda Fernandez jouant parfois à passer du français à l'espagnol. Et soudain, par son talent de musicien, sa guitare s'emporte et il parvient à enflammer la scène. Juste avec elle.
Citation:








Une bonne dizaine de chansons sont ainsi interprétées à la suite. Et puis il s'arrête, assure les remerciements d'usage avant de commencer à nous raconter les histoires des chansons suivantes, au travers de ses différents voyages et belles rencontres. Il nous parle de Federico Garcia Lorca, de son périple à Sept-Iles au Québec (ville que je connais bien pour y avoir séjourné une dizaines de jours il y a cinq ans et où vit mon amie Rosalie), et de sa rencontre avec la langue russe.
Citation:








Nous assistons, en quelque sorte, à un véritable concert tzigane où les rythmes andalous et russes se marient comme par enchantement. Et enchantée, la salle l'est.
C'est tout petit le théâtre de la Gaité, les balcons n'étaient pas loués, et nous n'étions qu'environ 70 spectateurs. J'y ai vu presque de l'indécence, peut-être de l'irrespect même. Seulement, quel pied pour assister à un tel concert. Une vraie intimité, un doux bonheur. Et malgré cela, il réussit le formidable pari à mettre la salle debout, tapant des mains et chantant avec lui.
Et puis le spectacle tire à sa fin, l'artiste sort. Ça n'était que pour mieux revenir.
La salle demeure allumée, il s'assoit sur le bord de la scène, et s'étonne que le premier rang soit vide. Quelqu'un demande si on peut venir, il répond qu'on peut tout faire, et il commence d'autres chansons, un peu comme au milieu d'un cercle formé par un public ravi et comblé. C'est comme s'il ne chantait que pour nous. Un pur régal.
Citation:








Nilda Fernandez est au théâtre de la Gaité Montparnasse jusqu'au 31 mai. Les places ne sont pas chères, et franchement il vaut sans aucun doute le déplacement.
Olivier



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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:38    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant

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Nilda Fernandez : Escale à Paris
LE RETOUR DU SALTIMBANQUE

Sept ans après sa dernière apparition sur une scène française, le plus espagnol des chanteurs français revient pour une série de quelques concerts seulement à Paris. Seul avec sa guitare, il offre un spectacle vivant et vibrant...


Nilda Fernandez est de ces artistes qui déboulent là où on les attend le moins. On le sait espagnol, chantant en français des titres qui l'ont rendu célèbre et c'est de Moscou qu'il revient où il a appris le russe pour une collaboration fructueuse avec la fine fleur de la chanson locale. Il cartonne il y a quelques années au Casino de Paris. Sa tournée suivante il la fera en roulotte tirée par des chevaux.



Sa culture transpyrénéenne lui permet d'aborder le monde poétique de Garcia Lorca dans un album dont il signe simplement les musiques. L'album qui suivra sera un hommage à Mike Brant, Nino Ferrer, Barbara, Christophe, Dassin et quelques autres dans des reprises où il s'approprie avec une confondante facilité des textes que d'aucuns taxeraient aisément de parangon de la ringardise (son « Qui saura » de Mike Brant est une perle).

Nilda l'imprévisible


Sur scène, Nilda Fernandez conserve cette imprévisibilité en permanence. Alors que dans ses albums, les textes et mélodies teintés d'un romantisme intemporel sont rehaussés de riches orchestrations avec renfort de tous les instruments possibles, sur scène il se contente d'une simple guitare électrique. Sept ans après ses dernières gammes sur une scène parisienne, le pari est gonflé. Disparu de la circulation, il revient. De son air manouche et sa voix androgyne, sa silhouette fine et ses cheveux dans le cou, que reste-t-il ?

TOUT ! Dès les premières notes, dès les premiers mots de « Entre Lyon et Barcelone », il ne fait pas de doute que rien n'a changé. Même look, même pseudo-timidité au départ et surtout une voix intacte. Deux heures durant c'est elle qui va faire vibrer la salle du théâtre de la Gaîté. La prestation est étonnante. « Nos fiançailles », « Madrid, Madrid » bien sûr. Quelques titres extraits d'un album passé inaperçu inspiré de Garcia Lorca. Et quelques nouveautés dont un titre en russe. Grâce à l'incontournable « Innu Nikamu », hymne à l'humanisme inter-racial, et une explication de ce titre inspiré de la langue indienne, nous partons encore plus loin.

Mais c'est le flamenco qui domine, souligné par des éclairages aux teintes rouges et chaudes. La guitare s'emballe et fait oublier les instruments entendus dans les albums studio. Les crescendos vont bon train. Homme orchestre, Nilda électrise les foules, envoûte son public et ne manque pas de ponctuer son propos d'un humour bon enfant quand il présente ses titres ou évoque un passé lointain. On aurait du mal à l'arrêter. Avec ce don de soi et cette rage au cœur, cette joie d'être là, cette envie d'offrir du plaisir et de la bonne humeur, il va se défoncer. Rien n'est trop bien pour ce public qui vient lui rendre le plus beau des hommages, celui de la fidélité. Sa reconnaissance s'exprime dans une connivence avec ce public. C'est chaud comme un fuego andalou, c'est sanguin comme un flamenco et ça a la démesure slave. Le beau mélange !


Franck BORTELLE (Paris)


Nilda Fernandez : Escale à Paris
Théâtre de la Gaité Montparnasse, 26 rue de la Gaité, 75014 Paris (M° Gaité ou Edgar Quinet)
Réservations au 01 43 22 16 18 et lieux habituels
Du 20 au 30 mai 2008 à 21 heures
Durée : environ 2 heures

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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:40    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2008 Répondre en citant

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Nilda FERNANDEZ : interro écrite


DIS MOI QUI TU SUIS

Nilda FERNANDEZ

Escale à Paris du 20 au 31 mai 2008 au Théâtre de la Gaîté Montparnasse (14ème)




1) Quel est le dernier projet auquel vous avez réfléchi?

Dormir...

2) Quel lieu où vous retournez régulièrement vous inspire et vous rassure ?
La solitude et l'isolement (Belle île en mer)

3) Je quitte la terre pour quelques mois, quels livres et disques me conseillez-vous d'emporter ?
Aucun disque (le bruit du vent sur les cocotiers). Aucun livre (écrire son propre journal)

4) Vous n'avez pas encore jamais osé le faire...de quoi s'agit-il ?
Pas grand chose

5) Où préférez vous être placé dans une salle de spectacle ?
Sur scène

6) Citez-nous les paroles d'une chanson qui vous ressemble ?
Les miennes

7) Que vous évoquent les dimanches ?
Le lundi qui suit

8) Quelle est la 1ère chanson qui vous a retourné la tête ?
Une chanson douce que me chantait ma maman

9) Le 1er concert vu ?
J'ai oublié

10) Comme Gérard Lenorman, vous êtes élu Président de la République....qui voyez-vous comme Ministre de la Culture ?
N'importe qui

11) On vous donne Carte Blanche. Qui rêvez-vous d'inviter sur scène et pour quel duo ?
Des tas de gens mais ça ferait un peu "retour des morts-vivants"

12) Si vous deviez comparer votre univers à un film, quel serait-il ?
La grande vadrouille

13) Hibernatus se réveille d'un siècle de cryogénisation et découvre le cinéma. A votre avis, quels films anciens ou récents sont à visionner en priorité ?

Rambo 2, 3, 4... etc

14) Ecrivez un sms à Céline Dion.
Christ, Tabernacle, Ostie...

15) Quelle chanson n'avez-vous jamais osé chanter ?
La Marseillaise

16) Qui prend le volant en tournée ?
Ma pomme

17) Ma cousine Berthe débarque, quels spectacles nous conseillez-vous sans hésiter ?
Elysée show

18) A quoi ressemble votre voyage idéal ?
Etre immobile

19) Quel est votre dernier rêve racontable ?
Je ne rêve pas. Je réalise

20) Que faites-vous quand vous ne faites rien ?
Pas grand chose

21) A l'instar de Lady Di, que voudriez-vous voir chanter à vos funérailles ?
"Nos funérailles" (Excellent !!! MDR !!! Note de Patchouli)

22) Qu'est-ce qui vous fera toujours rire ?
Charlot

23) Qu'est-ce qui vous agacera toujours ?
Nicolot

24) Quel est votre luxe dans la vie ?
Perdre du temps

25) Je n'arrive pas à dormir…pouvez-vous m'aider à y remédier ?
Comptez les moutons : il y en a des millions.

Propos recueillis par Valérie Bour

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