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Septembre 2008
Après près de 10 ans de bons et loyaux services

le Flash-News-nf étant un site à structure ancienne, il ne bénéficiait plus
des avantages des nouvelles technologie de l'internet et devenait
trop compliqué à gérer dans ces conditions.

Bien que le transfert de toutes les données et la mise en place d'un
nouvel espace prennent un temps certain si ce n'est un certain temps
cela devenait urgent.

Donc voilà, c'est fait !

Le Flash_News_nf reste en place mais la nouvelle structure xooit est opérationnelle
et va peu à peu prendre le relais. Toutes les infos, dates des concerts, photos,
vidéos, dossier de presse, discographie générale et par produits, livres,
biographie complète, pour un visionnement clair, facile et convivial ouvert à tous
sans inscription. Pour les membres qui s'inscrivent, une grande facilité pour
poster tous leurs matériels ou leurs messages, un espace privé avec mail
interne et bien d'autres possibilités et topics super-sympas.

Donc voilà, je me réjouis de vous retrouver sur le Nilda Fernandez Forum
et vous souhaite une agréable visite.

A très vite.
Chris

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Nilda Fernandez Presse 2000 -- 2001

 
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Chris
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MessagePosté le: Mer 30 Juil 2008, 22:58    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2000 -- 2001 Répondre en citant


Nilda Fernandez



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Si vous avez des articles concernant cette période
vous pouvez les déposer en postant ici Idea

Tous les articles seront regroupés en premier post

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2000

23 février 2000

«J'en veux à Cabrel»
NILDA FERNANDEZ - Le chanteur hispano-français reprend, pour le plaisir, d'anciens succès en forme d'«Hommages»


«J'en veux à Cabrel» NILDA FERNANDEZ - Le chanteur hispano-français reprend, pour le plaisir, d'anciens succès en forme d'«Hommages». Il profite d'avoir la parole pour fustiger ses petits camarades à propos des produits dérivés que le public s'arrache aux concertsMary-Claude TaillensPour le plaisir, Nilda Fernandez s'est offert une récréation sous forme d'un disque intitulé «Mes hommages». On y retrouve notamment «La fleur aux dents» de Joe Dassin, «Biche, ô ma biche» de Franck Alamo ou «Dans la maison vide» de Michel Polnareff. La tournée de promotion de ce disque, déconcertant pour les uns, enthousiasmant pour les autres, donne par ailleurs à son interprète l'occasion d'exprimer son dégoût face au merchandising de concert. Nilda ne peut admettre que des grands tels que Francis Cabrel et (presque) tous les autres acceptent que des produits dérivés - T-shirts, tasses, affiches, foulards ou briquets - soient vendus à leur nom.- Nilda, comment avez-vous procédé au choix des titres de «Mes hommages»?- Par affinité soit pour la chanson, soit pour l'interprète. Franck Alamo ne hante pas mes nuits (il rit), mais «Biche, ô ma biche» me revient souvent dans la tête. Pareil pour «La maison près de la fontaine». En revanche, en ce qui concerne «Johnny Jane» de Gainsbourg, c'est plus un hommage à Jane Birkin. Plutôt que de me perdre en explications, je voudrais dire que ce disque est une récréation comme d'autres s'offrent des vacances à la neige pour se vider la tête. Il exprime bien cette fascination que nous, auteurs-compositeurs, avons parfois pour des chansons complètement cucul la praline mais qui font du bien.- Petit exploit: vous avez résisté aux sirènes du «rajeunissement» à tout crin, genre techno ou trip-hop.- Où est l'intérêt de machiner quelque chose dont la durée de vie est programmée à court terme, dans l'unique but d'appâter un jeune public? Notez que j'ai dû me battre pour qu'une maison de disques s'y intéresse.- Avez-vous reçu des réactions des artistes encore de ce monde?- Georges Moustaki m'a fait comprendre qu'il ne reconnaissait pas sa musique. Dick Annegarn («Sacré géranium»), lui, aurait préféré que je ressuscite a cappella sa composition, qu'il avait complètement oubliée. Il n'a pas aimé mes arrangements au piano. Guy Béart («Il n'y a plus d'après») a trouvé que j'avais adopté un tempo trop rapide, mais a néanmoins apprécié mon travail. En fait, il s'est plus exprimé sur «J'y pense et puis j'oublie». Je profite de l'occasion pour remercier, par-delà les nuages, Léo Ferré, qui m'a permis de chanter en première partie de ses concerts. Et de faire un signe à Barbara, avec qui j'ai entretenu, sans jamais la rencontrer, une relation épistolaire. Elle m'appelait «le Sarment».- Malgré la vague de nostalgie envahissant les ondes, il est une évidence qui saute aux yeux: vous n'apparaissez pratiquement jamais à la télévision. Etes-vous persona non grata ou refusez-vous les invitations?- Les grandes émissions de variétés, pour la plupart, sont passées sous le contrôle des majors. Ce qui explique qu'on voie toujours les mêmes têtes. La télévision, pour moi, est une caisse de résonance de rien du tout. C'est aussi pour cela que je me suis toujours refusé à faire des pieds et des mains pour briller dans ce monde-là.- N'est-ce pas un refus de mieux vous vendre?- Peut-être... Mais je ne veux pas oublier les vraies valeurs. J'ai souvent envie de vomir face aux dérives du marketing, véritable récupération de l'image. En ce qui me concerne, je ne supporterais pas de me voir représenté sur un T-shirt. J'ai dû lutter et lutte encore contre les produits dérivés. Comment peut-on solliciter des spectateurs qui ont déjà payé, parfois fort cher, pour venir vous écouter? J'en veux à Cabrel, qui, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, parvient à regarder les gens droit dans les yeux en pensant: «Avant de partir, n'oubliez pas de vous arrêter au stand.»«Mes hommages», distr. Disques OfficeEn concert à Bulle le 1er juin 2000, dans le cadre du festival des Francomanias

Le Matin Online


PRINTEMPS 2000


NILDA FERNANDEZ L’ETERNEL VOYAGEUR.



Nilda Fernandez inaugure le sixième festival « Si on chantait » qui commence ce soir à Saint-Priest. Aprés une période de rupture, l’ auteur de « Nos fiançailles » revient sur le devant de la scène. Entretien.
Pourquoi avoir délaissé la scène après le succès de votre premier album en 1991 ?
Je crois que j’ avais besoin de ressourcer mes inspirations. Après « Nos fiançailles », j’ avais décidé de prendre du recul, de découvrir d’ autres espaces. L’ inspiration se puise au gré de mes balades. C’ est dans ma nature de ne pas être cantonné а une seule chose. Le succès peut être une malédiction. Il faut savoir le gérer et c’ est bien cela qui m’ inquiète le plus.
Cela explique votre tour de France en roulotte ?
En partie. C’ était surtout pour me rapprocher de la véritable condition d’ artiste. Etre un artiste, c’ est être itinérant et exercer son art au grand air, en contact avec la nature, se plonger simplement au fond des choses. Ce n’ est pas quelqu’un qui passe indéfiniment à la télévision.
Votre nouvel album « Mes hommages à… » est un hymne à la chanson française. Vous chantez également dans « Castellar 704 » les textes d’ un poête espagnol. Comment arrivez-vous à jongler avec les langues et les cultures ?
Ce sont les deux extrêmités de mes cultures. Ce sont mes racines. Je suis né à Barcelone et j’ avais besoin d’ inscrire mon identité espagnole dans un album, dédié aux guitaristes du flamenco. D’ ailleurs, le concert de Cuba en janvier dernier était un vieux rendez-vous d’ amour. Chanter en français est l’ autre extrême, c’ est une joie d’ interprèter en français Michel Polnareff, Johnny Halliday, Barbara, Claude François ou Léo Ferré. Des morceaux qui font partie de la mémoire de la chanson française.
Comment qualifieriez-vous « Mes hommages à… ».
C’ est tout un bazar. C’ est un recueil de quinze titres de la chanson française, sans hiérarchie. Je ne les ai pas seulement choisis pour leur beauté, mais aussi parce qu’ ils m’ ont touchés au plus profond de mon être, quand j’ étais enfants et adolescent. C’ est intérieur, je les ai adaptés en fonction de moi. Dire que ces refrains m’ ont influencé, c’ est sûr. De toute façon, un être humain est un carrefour. J’ ai mis toute ma sensibilité dans cet album. C’ est une partie de moi-même.
Pourquoi participez-vous au festival de la chanson française de Saint-Priest ?
C’ est un festival qui me correspond. La chanson française a toujours eu son mot а dire et elle continuera de le faire. Elle renferme des messages qui peuvent à chaque instant nous toucher. Je vais retrouver l’ ambiance des petites salles. C’ est plus intime. On voit le moindre coup d’ oeil.
Quels sont vos projets ?
Je prépare un nouvel album franco-espagnol, avec mes propres chansons. Ce sera un album voyageur, prévu pour mars 2001.
Saint-priest, Mars 2000.PROPOS RECUEILLIS PAR ARNAUD GUIGUITANT.

NILDA FERNANDEZ Lorca, hommages, Cuba….
Aprés le succès-surprise de son second album de 1991, avec « Madrid, Madrid » et « Nos fiançailles », le chanteur franco-espagnol en a enregistrés deux autres, dont le remarquable Innu Nikamu (cf. Chorus 21, p. 43), dédié aux Indiens en 1997.Depuis, deux nouveaux disques très différents – l’ un poêtique, l’ autre de reprises – sont venus coup sur coup enrichir la palette de l’ artiste qui s’ est par ailleurs engagé pour Cuba. L’occasion de faire le point avec cet hidalgo voyageur un rien insaisissable.

Au plus fort de son succès, 1992, Nilda Fernandez nous avait prévenus : « Toute réussite repose sur un malentendu : au-delа d’ un certain nombre de disques vendus, on doit se poser des questions. » Alors, en 1998, quand il décide de consacrer un disque en espagnol à Federico Garcia Lorca, la réponse est artistique et sans ambiguité. Cependant, l’ aventure aura démarré un peu « par hasard » en cette année du centenaire de la naissance du poête, puisque Nilda va d’ abord composer quelques musiques pour une chanteuse espagnole qui prépare un disque sur Lorca. « En fait, confie-t-il, j’avais une inhibition devant l’ idée de faire un disque complet. Mais dès que j’ ai commencé à mettre en musique des poêmes, c’ est venu assez facilement, et j’ y ai très vite pris goût. Ensuite, comme je devais aller à Buenos Aires, j’y ai trouvé d’ autres livres de Lorca et j’ ai continué. »
Castelar 704Castelar 704, l hôtel et le numéro de la chambre où Lorca logea dans la capital argentine, d’ octobre 1923 à mars 1934, s’ imposera comme titre de l’ album. Pour Nilda, Lorca tient « une place double » dans la poésie espagnol : « Il y a d’ une part le poête, qui a écrit aussi des pièces de théâtre très jouées, très réussies, et qui occupe une grande place dans la culture ; et d’ autre part il y a sa mort en 1939 qui représente tout un symbole, car il a été tué par les fascistes, les franquistes, au début de la guerre civile… Pendant des années, sa poésie a été interdite et publiée à l’ étranger où il est devenu le poête le plus connu et le plus représentatif de l’ Espagne, avec cette coloration de gauche, de militant, de révolutionnaire. Mais dans l’oeuvre qu’ il a laissée, on trouve très peu de poêmes politiques. Toutes ses prises de position étaient dans sa vie, ses propos, pas dans sa poésie, absolument pas engagée au sens où on pourrait l’ entendre. » C’ est ce qui peut surprendre à l’ écoute de l’ album, superbe au demeurant, de Nilda Fernandez (cf. Chorus28, p. 38). Tout repose sur le sentiment et la sensualité des êtres et des choses (« Danse », « Sur le vert du ciel », « Gacela du marché matinal »…), même si dans « New York » la « dénonciation » prend des couleurs humanistes et symboliques : « Il y a un monde de fleuves brisés et de distances insaisissables / Dans la petite patte de ce chat brisée par l’ automobile. » Nilda poursuit : »Membre du parti communiste, Rafael Alberti, un autre poête de la génération de Lorca, a, lui, écrit des poêmes politiques…Lorca, c’ était un sensuel, un amoureux, un joyeux drille même, c’ est ce que j’ espérais faire passer un peu dans cet album, en me familiarisant avec le poête et le bonhomme. Très ami avec Manuel de Falla, amoureux du flamenco et de la fête populaire, il se mettait au piano au milieu des gens et adorait chanter des chansons populaires. Il racontait des blagues, faisait des farces avec Dali et Buñuel quand ils étaient étudiants. C’ était un blagueur, un farceur et un tchatcheur andalou. Tout le contraire de ce qu’ on peut imaginer du poête castillan, introverti, sévère, politique, et je ne voulais pas que mon disque trahisse ça. Cela dit, il y a aussi beaucoup de poignards, de sang, dans ses textes, et il était obsédé par la mort. C’ est assez fascinant, puiqu’ il est mort à trent-neuf ans. »Côté musical, Nilda Fernandez a fait appel à trois insrtumentistes hors pair : Lucho Gonzalez et Tomatito aux guitares (respectivement sud-américaine et flamenca), Mino Cinelu aux percussions. Dans la logique du fameux périple en roulottes et chevaux inspiré du reste au chanteur par le théâtre ambulant (« La Barraca ») de Lorca, ce disque baigne aussi dans les voyages : « Je connaissais Lucho Gonzalez pour avoir travaillé avec lui et Mercedes Sosa en Argentine ; il avait fait une tournée avec Tomatito lа-bas, et une sorte de fusion entre guitares m’ est naturellement venue à l’ esprit. Je n’ avais pas prévu de percussions, mais j’ ai su que Mino voulait me rencontrer et on a fait les arrangements tous les deux en studio, à partir de génie de chaque musicien. On avait d’ abord enregistré les bases de guitares avec Lucho, à Paris, puis je suis parti à Madrid avec la bande sur laquelle Tomatito a travaillé, et on a ajouté d’ autres morceaux guitare-voix. Quelques semaines plus tard, on est allés avec ça chez Mino à New York, où on a enregistré les percussions. J’ ai commencé le mixage, mais ils n’ avaient pas – à mon avis _ l’ oreille culturellement adéquate, et je suis revenu le faire à Madrid. Tu mixes avec ta culture… »



MES HOMMAGES
On l’ aura compris, artiste libre (et son propre producteur avec La Niña), Nilda Fernandez fonctionne au coup de coeur, pas au « coup » version showbiz. Ce Castelar 704 poétique consommera la rupture avec la firme EMI. Dommage pour elle, car l’ album suivant, Mes hommages (cf. Chorus 30, p. 51), est sans doute paru beaucoup plus « porteur » à ses yeux. Nilda y reprend quinze titres célèbres, tous genres confondus, de la variété à la Franck Alamo (« Biche, ma biche »), Claude Franзois (« J’ y pense et puis j’ oublie »), Joe Dassin (« La fleur aux dents »), Mike Brant (« Qui saura ? »)…à la « grande chanson » façon Barbara (« Dis, quand reviendras-tu ? »), Jean Ferrat (« Ma môme »), Léo Ferré (« Les anarchistes »), Georges Moustaki (« En Méditerranée »)…De ce voyage, cette fois-ci intérieur et à travers le temps, Nilda assume chaque étape : « Pourquoi renier ce qui nous a touché et ému ? `Biche, ma biche m’ a toujours plu, fasciné. Je ne l’ ai jamais oubliée ! Je l’ ai connue à un âge où j’ étais loin encore de savoir que j’ allais m’ intéresser à Ferré ! (rire) Cette chanson, je l’ ai trouvée super… dans la fonction qu’ elle remplit. Et quand j’ ai eu envie de faire un album de reprises, je me suis dit : il ne faut surtout pas te mentir à toi-même en te donnant des airs de gardien du temple de la grande chanson, parce que ce serait renier une partie de toi. Ce n’ est pas ce qui te laisse les traces les plus profondes, mais déjа, ça produit l’ effet épidermique que ça doit faire… Je n’ ai pas voulu tomber dans le piège, surtout après Lorca, de prétendre que je n’ aimais que Brel, Brassens….. J’ ai mis longtemps à aimer Georges Brassens, qui lui en revanche adorait Tino Rossi et le connaissait par coeur, même s’ il ne pouvait pas l’ enregistrer. A l’ époque, un chanteur avait moins la liberté de pouvoir s’ écarter de sa catégorie… » Soigneusement réalisé, entre balades, rock, blues, rythmes latino et même techno, avec pléïade de pointures musicales françaises et américaines (arrangements de Gilles Coquard), ce disque risque d’ avoir choqué des « purs et durs » du chanteur : « Je respecte le fait que les gens achètent le disque d’ un chanteur parce qu’ ils s’ identifient à un esprit, une forme d’ écriture et de composition ; mais je ne peux pas faire mes albums pour répondre aux besoins de qui que ce soit… Je les fais d’ abord pour moi, pour mon plaisir. »

DE CUBA А MERCEDESEn novembre dernier, Nilda Fernandez est parti à Cuba où il rêvait d’ aller depuis longtemps : « C’ était le seul endroit fréquenté par Lorca que je n’ avais pas visité ! C’ est un lieu mythique pour les espagnols. La dernière colonie perdue en 1898, l’ année où est né Lorca. J’ attendais une occasion pour y aller, je ne voulais pas passer par une agence comme un vacancier. Quand j’ ai su que l’ association `Cuba coopérations, qui lutte contre le blocus, collectait du matériel (ambulance, bus, lits d’ hôpital, etc.) pour les envoyer par cargo à Cuba, j’ ai eu envie de m' y associer. Au départ, je pensais y aller et faire un concert en arrivant : le succès de l’ opération et le retard qu’ il a occasionné ne l’ ont pas permis. Mais le contact est pris et je suis sûr que cela va aller plus loin. »Dans l’ immédiat, c’ est en Espagne que Nilda Fernandez va retourner, pour la sortie de son album Innu Nikamu dans la langue de Cervantes et pour des concerts en juillet…. Il devrait également retrouver Mercedes Sosa à Buenos Aires en vue d’ un disques de chansons traditionnelles argentines. Mais cela est un autre voyage….

Daniel PANTCHENKOCHORUS


4 juin 2000
   

   
   
Nilda Fernandez, profession: électron libre    

Les sixièmes Francomanias se sont achevées samedi soir avec les Parisiens de Tryo. Pour le plaisir de l?émotion, retour sur le concert que Nilda Fernandez et ses musiciens ont donné à Bulle.

Le récital s'ouvre par «Les anarchistes», de Léo Ferré. Tout un symbole. Puis continue par «Dis, quand reviendras-tu» de Barbara, avant de bifurquer sur «J'y pense et puis j'oublie» de Claude François. Oui, Clo-Clo, l'homme du «Lundi au soleil». Et c'est, de la part du chanteur franco-espagnol, une provocation assez réjouissante que d'oser faire se côtoyer, sur scène comme sur son dernier disque intitulé «Mes hommages», les fantômes de l'anar imprécateur, de la louve solitaire et de l'énervé de la variété.

C'est alors que le spectacle bascule dans un répertoire franchement hispanique, avec notamment plusieurs chansons tirées de «Castelar 704», le disque que Nilda Fernandez a consacré au poète Federico Garcia Lorca. Un guitariste et une danseuse de flamenco, loin des clichés touristiques du genre, font monter la température dans la salle.

En 1992, lors du premier passage de Nilda Fernandez, un journaliste avait écrit: «On le sait depuis vendredi soir, le plus grand chanteur français vivant mesure 1m60 et il est espagnol». Et il est vrai que ce soir-là, Nilda Fernandez avait déjà fait exploser la salle, et convaincu les plus réticents, même ceux qui le prenaient pour une ballerine ibérique perdue dans les méandres du show-biz français.

Huit ans plus tard, son talent est intact. Avec, toutefois, un peu moins de cette fragilité à fleur de peau qui rendait sa puissance scénique si paradoxale, si prenante.

Par ailleurs, il le reconnaît lui-même, il vient de traverser une crise créative. Plutôt que de «courir les modes et le format, comme on dit dans les radios», plutôt que de jouer le jeu de la variété actuelle qu'il semble exécrer, il a donc préféré se ressourcer ailleurs. D'où Lorca, Ferré et les autres... Honnêteté qui l'honore.

Nilda Fernandez est l'homme du libre choix. Profondément espagnol, mais optant pour la chanson française. Puis chanteur français revenant à l'espagnol. Né homme, mais se choisissant un prénom à consonance féminine. Voix féminine, mais prenant des attitudes de torero quand les projecteurs s'allument.

«Electron libre? Je préfère ça à neutron, je n'aimerais pas être neutre. Libre, oui. Mais je n'en ai pas toujours été sûr: il ne suffit pas de le dire, il faut en être capable. La plus grande liberté qu'on puisse acquérir, c'est déjà de se libérer de soi-même. On est prisonnier de soi avant d'être prisonnier des autres». Nilda Fernandez, un électron libre, donc. Et lucide.

   
Bernard Léchot
   
   
www.tsr.ch info tv.ch    


6 novembre 2000


Nilda Fernandez,

après avoir mis en musique Garcia Lorca en concert et dans « Castelar 704 » , il nous fait partager sa passion pour la chanson française, toute sa variété –sans jeu de mots- et ses richesses avec le disque « Mes hommages à… », perpétuellement en mouvement, travaillant à se perfectionner, sans cesse à la recherche de nouvelles rencontres, de nouveaux paysages, de nouvelles passions, de nouvelles musiques, il continue inlassablement ses tournées dans toute la France quand il ne va pas en Amérique du Sud. Une petite halte à l’Olympia, à Paris, le 8 décembre sera l’occasion d’approcher sa « collection privée » un « long box » plein de surprises et de sonorités qui font toute la richesse musicale de ce chanteur que l’on dit souvent « Inclassable ». - Quel moment de ton travail est le plus important : l’écriture, le disque, la répétition, la mise en place ou le moment final que représente le spectacle ? - Chaque moment est trés important pour moi, quand j’écris, quand je fais un disque ou quand je monte sur scène, je fais tout à fond ! Ce sont des exercices de style. Le spectacle qui semble l’aboutissement n’est jamais parfait, il y a toujours des choses à améliorer, ça met en lumière les faiblesses. C’est comme une architecture les fondements sont à peu près bons : au début quand on répète un morceau on met en place naturellement mais avant d’arriver à la perfection, si on y arrive… - Tu écris sur ce que tu vis, sur tes rencontres ou bien simplement comme un observateur ? -Si ça ne me touche pas, si ça ne m’implique pas moi, je ne peux pas raconter ; Tout seul, tu ne peux pas te provoquer des émotions, des sentiments à moins d’être totalement narcissique…
- Paroles et musiques, y a t–il un ordre d’importance, comment procèdes-tu ?
- Non une chanson sans paroles… n’en est pas une, c’est l’alchimie des deux qui fait une chanson. En général, pour moi, les deux sont « faites » en même temps. Je pars sur une idée principale et aprés, c’est une question de travail.
- Dans tes spectacles, tu apportes toujours une nouvelle dimension – une danseuse, des artistes de cirque, on a tous en mémoire cette fameuse tournée en roulotte, qu’est-ce qui motive ces choix ? - - - D’abord, le plaisir de surprendre le spectateur, de provoquer l’étonnement. On ne va pas au spectacle pour écouter le disque, le spectateur doit vibrer ! Mais il s’agit aussi de créer un lien, c’est très important dans la construction du spectacle et puis le spectacle « ça te sort de toi », c’est le moment ou tu échanges en direct avec le public, tout doit être cohérent.
- Nous travaillons pour un site Internet, que penses-tu du monde virtuel ?
- Internet, il y a le meilleur et le pire, c’est super de discuter avec un mec de Singapour mais il ne remplace pas le voisin d’en face et puis n’oublions pas qu’il y a plein de gens qui n’ont pas l’électricité ! Il vaut mieux niquer que commu-niquer !


INTERNET 2000NILDA FERNANDEZBEST OF (Café Olé/Epic)Collection privée (Café Olé/Epic)
Par Ludovic PERRIN
( LIBERATION )


21 septembre 2000




25 novembre 2000


Drôle d'oiseau migrateur que ce Nilda Fernandez.

En vingt ans de carrière (premier album sous le nom de Daniel Fernandez en 1981), l'artiste catalan élevé dans la région lyonnaise a du changer six fois de maison de disques. Explication: le chanteur signe avec des hommes, pas avec des entreprises, et il bouge avec. Cet itinéraire erratique est reproduit pour la premiиre fois dans une compilation et un triple CD, Collection privée, en attendant le prochain disque chez Sony. Le Best of se concentre autour des productions francophones et d'un Federico Garcia Lorca enregistrés cette dernière décennie. Absent d'une liste regroupant Madrid, Madrid (succès de 1987 repris en 1991), Nos fiançailles, Innu Nikamu, Ultime rêve de l'amour. Mais ces 21 titres offrent déjа une vue appétissante de l'oe|uvre. Le coffret, lui, se découpe en trois séquences thématiques: «Paysages», «Esquisses», «Autoportraits». Les classiques sont entrelardés d'ambiances sonores recueillies lors de la tournée reliant Barcelone à Paris en roulotte, de versions espagnoles et de prestations live (parfois un peu brouillonnes). En guise de raretés, Nilda Fernandez extrait un album mort-né dans les années 80. Le tout, assemblé, permet de suivre les atermoiements d'un créateur dont les flambées androgynes portent loin les colères citoyennes

Nilda Fernandez à l’Olympia
Nilda Fernandez marque sa récente signature avec une nouvelle maison de disques, Epic (Pascal Obispo, NTM, Michael Jackson...), avec la sortie d’un florilège de ses principaux succès (Best of), et d’un coffret de trois disques, plus spécifiquement destiné aux fans (Collection privée), réunissant des inédits, des versions alternatives de certains de ses tubes, plusieurs raretés... Le chanteur franco-espagnol sera le 8 décembre à l’Olympia, prélude à une tournée qui le verra sur les routes de France courant 2001.


L'Humanité ( NET )


Décembre 2000




VSD

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2001

Jeudi 9 août

Nilda Fernandez

Un paysage musical éclectique


Nilda Fernandez, après avoir mis en musique Garcia Lorca en concert et dans "Castelar 704" , il nous fait partager sa passion pour la chanson française, toute sa variété -sans jeu de mots- et ses richesses avec le disque "Mes hommages"…à, perpétuellement en mouvement, travaillant à se perfectionner, sans cesse à la recherche de nouvelles rencontres, de nouveaux paysages, de nouvelles passions, de nouvelles musiques, il continue inlassablement ses tournées dans toute la France quand il ne va pas en Amérique du Sud. Une petite halte à l’Olympia, à Paris, le 8 décembre sera l’occasion d’approcher sa ’ collection privée à un "long box" plein de surprises et de sonorités qui font toute la richesse musicale de ce chanteur que l’on dit souvent "Inclassable".


- quel moment de ton travail est le plus important : l’écriture, le disque, la répétition, la mise en place ou le moment final que représente le spectacle ?

- Chaque moment est très important pour moi, quand j’écris, quand je fais un disque ou quand je monte sur scène, je fais tout à fond ! Ce sont des exercices de style. Le spectacle qui semble l’aboutissement n’est jamais parfait, il y a toujours des choses à améliorer, ça met en lumière les faiblesses. C’est comme une architecture les fondements sont à peu près bons : au début quand on répète un morceau on met en place naturellement mais avant d’arriver à la perfection, si on y arrive…

- Tu écris sur ce que tu vis, sur tes rencontres ou bien simplement comme un observateur ?

- Si ça ne me touche pas, si ça ne m’implique pas moi, je ne peux pas raconter ; Tout seul, tu ne peux pas te provoquer des émotions, des sentiments à moins d’être totalement narcissique…

- Paroles et musiques, y a t - il un ordre d’importance, comment procèdes-tu ?

- Non une chanson sans paroles… n’en est pas une, c’est l’alchimie des deux qui fait une chanson. En général, pour moi, les deux sont ’ faites à en même temps. Je pars sur une idée principale et après, c’est une question de travail.

- Dans tes spectacles, tu apportes toujours une nouvelle dimension - une danseuse, des artistes de cirque, on a tous en mémoire cette fameuse tournée en roulotte, qu’est-ce qui motive ces choix ?

- D’abord, le plaisir de surprendre le spectateur, de provoquer l’étonnement. On ne va pas au spectacle pour écouter le disque, le spectateur doit vibrer ! Mais il s’agit aussi de créer un lien, c’est très important dans la construction du spectacle et puis le spectacle ’ ça te sort de toi à, c’est le moment ou tu échanges en direct avec le public, tout doit être cohérent.

- Nous travaillons pour un site Internet, que penses-tu du monde virtuel ?

- Internet, il y a le meilleur et le pire, c’est super de discuter avec un mec de Singapour mais il ne remplace pas le voisin d’en face et puis n’oublions pas qu’il y a plein de gens qui n’ont pas l’électricité !

Il vaut mieux niquer que commu-niquer !

5 questions à l’invité
:


Votre plus grande passion ?

- Ce que je fais.

Votre dernière grande émotion ?

- Le jour où, enfant,j’ai entendu Piaf à la radio

Votre plus grande aversion ?

- les « Une » des journaux

La cause que vous aimeriez défendre ?

- Le droit à l’imbécillité

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

- Tout !



27 novembre

( TRADUCTION LITTÉRALE ORIGINALE ) nilda 25

Pravda.RU:Culture:More en dйtail

LE CHANTEUR FRANCAIS NILDA FERNANDEZ CHANTE DE PHASE А MOSCOU

Le chanteur français célèbre Nilda Fernandez, qui est connu en tant qu'héritier des traditions françaises de chanson, à ouvert un programme appelé "les saisons françaises" à Moscou en donnant deux concerts de phase dans la capitale russe.
Le premier des deux concerts a été mis en scène dans la salle de concert Tchaikovsky, où Nilda а assommé tout le monde avec sa voix exceptionnellement aigüe et fragile et ses façons exagérées ( ? ). Pendant que le concert venait à la fin, il a tiré des acclamations fortes des spectateurs en jetant toutes les fleurs qu'il a reçues pendant la soirée, dans la foule se trouvant vers le bas et traversant au soldans le hall sur ses mains et genoux, puis se tenant haut et se déplaçant à travers les rangées de sièges à l'entrée, où ses musiciens ont frappé les dernières cordes et adieux d'offres à l'assistance.




<center>


*** C'est un Soleil qui s'est levé pour illuminer nos nuits ***</b></center>
<br>


Dernière édition par Chris le Mer 9 Sep 2009, 22:31; édité 7 fois
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MessagePosté le: Mer 30 Juil 2008, 22:58    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 16 Aoû 2008, 03:31    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2000 -- 2001 Répondre en citant



 
21 septembre 2000


 


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Ne pleure pas parce que quelque chose est terminé mais souris parce qu'elle a eu lieu.
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MessagePosté le: Sam 16 Aoû 2008, 03:35    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2000 -- 2001 Répondre en citant



 

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Décembre 2000 V.S.D




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MessagePosté le: Jeu 21 Aoû 2008, 01:34    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2000 -- 2001 Répondre en citant



 

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Nilda Fernandez, profession: électron libre  
 
04.06.2000 09:54

 
Les sixièmes Francomanias se sont achevées samedi soir avec les Parisiens de Tryo. Pour le plaisir de l?émotion, retour sur le concert que Nilda Fernandez et ses musiciens ont donné à Bulle.

Le récital s'ouvre par «Les anarchistes», de Léo Ferré. Tout un symbole. Puis continue par «Dis, quand reviendras-tu» de Barbara, avant de bifurquer sur «J'y pense et puis j'oublie» de Claude François. Oui, Clo-Clo, l'homme du «Lundi au soleil». Et c'est, de la part du chanteur franco-espagnol, une provocation assez réjouissante que d'oser faire se côtoyer, sur scène comme sur son dernier disque intitulé «Mes hommages», les fantômes de l'anar imprécateur, de la louve solitaire et de l'énervé de la variété.

C'est alors que le spectacle bascule dans un répertoire franchement hispanique, avec notamment plusieurs chansons tirées de «Castelar 704», le disque que Nilda Fernandez a consacré au poète Federico Garcia Lorca. Un guitariste et une danseuse de flamenco, loin des clichés touristiques du genre, font monter la température dans la salle.

En 1992, lors du premier passage de Nilda Fernandez, un journaliste avait écrit: «On le sait depuis vendredi soir, le plus grand chanteur français vivant mesure 1m60 et il est espagnol». Et il est vrai que ce soir-là, Nilda Fernandez avait déjà fait exploser la salle, et convaincu les plus réticents, même ceux qui le prenaient pour une ballerine ibérique perdue dans les méandres du show-biz français.

Huit ans plus tard, son talent est intact. Avec, toutefois, un peu moins de cette fragilité à fleur de peau qui rendait sa puissance scénique si paradoxale, si prenante.

Par ailleurs, il le reconnaît lui-même, il vient de traverser une crise créative. Plutôt que de «courir les modes et le format, comme on dit dans les radios», plutôt que de jouer le jeu de la variété actuelle qu'il semble exécrer, il a donc préféré se ressourcer ailleurs. D'où Lorca, Ferré et les autres... Honnêteté qui l'honore.

Nilda Fernandez est l'homme du libre choix. Profondément espagnol, mais optant pour la chanson française. Puis chanteur français revenant à l'espagnol. Né homme, mais se choisissant un prénom à consonance féminine. Voix féminine, mais prenant des attitudes de torero quand les projecteurs s'allument.

«Electron libre? Je préfère ça à neutron, je n'aimerais pas être neutre. Libre, oui. Mais je n'en ai pas toujours été sûr: il ne suffit pas de le dire, il faut en être capable. La plus grande liberté qu'on puisse acquérir, c'est déjà de se libérer de soi-même. On est prisonnier de soi avant d'être prisonnier des autres». Nilda Fernandez, un électron libre, donc. Et lucide.

Bernard Léchot
 
 

 
tsr info tv.ch


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MessagePosté le: Mer 3 Sep 2008, 18:34    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2000 -- 2001 Répondre en citant



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23 février 2000

«J'en veux à Cabrel»
 NILDA FERNANDEZ - Le chanteur hispano-français reprend, pour le plaisir, d'anciens succès en forme d'«Hommages»


«J'en veux à Cabrel» NILDA FERNANDEZ - Le chanteur hispano-français reprend, pour le plaisir, d'anciens succès en forme d'«Hommages». Il profite d'avoir la parole pour fustiger ses petits camarades à propos des produits dérivés que le public s'arrache aux concertsMary-Claude TaillensPour le plaisir, Nilda Fernandez s'est offert une récréation sous forme d'un disque intitulé «Mes hommages». On y retrouve notamment «La fleur aux dents» de Joe Dassin, «Biche, ô ma biche» de Franck Alamo ou «Dans la maison vide» de Michel Polnareff. La tournée de promotion de ce disque, déconcertant pour les uns, enthousiasmant pour les autres, donne par ailleurs à son interprète l'occasion d'exprimer son dégoût face au merchandising de concert. Nilda ne peut admettre que des grands tels que Francis Cabrel et (presque) tous les autres acceptent que des produits dérivés - T-shirts, tasses, affiches, foulards ou briquets - soient vendus à leur nom.- Nilda, comment avez-vous procédé au choix des titres de «Mes hommages»?- Par affinité soit pour la chanson, soit pour l'interprète. Franck Alamo ne hante pas mes nuits (il rit), mais «Biche, ô ma biche» me revient souvent dans la tête. Pareil pour «La maison près de la fontaine». En revanche, en ce qui concerne «Johnny Jane» de Gainsbourg, c'est plus un hommage à Jane Birkin. Plutôt que de me perdre en explications, je voudrais dire que ce disque est une récréation comme d'autres s'offrent des vacances à la neige pour se vider la tête. Il exprime bien cette fascination que nous, auteurs-compositeurs, avons parfois pour des chansons complètement cucul la praline mais qui font du bien.- Petit exploit: vous avez résisté aux sirènes du «rajeunissement» à tout crin, genre techno ou trip-hop.- Où est l'intérêt de machiner quelque chose dont la durée de vie est programmée à court terme, dans l'unique but d'appâter un jeune public? Notez que j'ai dû me battre pour qu'une maison de disques s'y intéresse.- Avez-vous reçu des réactions des artistes encore de ce monde?- Georges Moustaki m'a fait comprendre qu'il ne reconnaissait pas sa musique. Dick Annegarn («Sacré géranium»), lui, aurait préféré que je ressuscite a cappella sa composition, qu'il avait complètement oubliée. Il n'a pas aimé mes arrangements au piano. Guy Béart («Il n'y a plus d'après») a trouvé que j'avais adopté un tempo trop rapide, mais a néanmoins apprécié mon travail. En fait, il s'est plus exprimé sur «J'y pense et puis j'oublie». Je profite de l'occasion pour remercier, par-delà les nuages, Léo Ferré, qui m'a permis de chanter en première partie de ses concerts. Et de faire un signe à Barbara, avec qui j'ai entretenu, sans jamais la rencontrer, une relation épistolaire. Elle m'appelait «le Sarment».- Malgré la vague de nostalgie envahissant les ondes, il est une évidence qui saute aux yeux: vous n'apparaissez pratiquement jamais à la télévision. Etes-vous persona non grata ou refusez-vous les invitations?- Les grandes émissions de variétés, pour la plupart, sont passées sous le contrôle des majors. Ce qui explique qu'on voie toujours les mêmes têtes. La télévision, pour moi, est une caisse de résonance de rien du tout. C'est aussi pour cela que je me suis toujours refusé à faire des pieds et des mains pour briller dans ce monde-là.- N'est-ce pas un refus de mieux vous vendre?- Peut-être... Mais je ne veux pas oublier les vraies valeurs. J'ai souvent envie de vomir face aux dérives du marketing, véritable récupération de l'image. En ce qui me concerne, je ne supporterais pas de me voir représenté sur un T-shirt. J'ai dû lutter et lutte encore contre les produits dérivés. Comment peut-on solliciter des spectateurs qui ont déjà payé, parfois fort cher, pour venir vous écouter? J'en veux à Cabrel, qui, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, parvient à regarder les gens droit dans les yeux en pensant: «Avant de partir, n'oubliez pas de vous arrêter au stand.»«Mes hommages», distr. Disques OfficeEn concert à Bulle le 1er juin 2000, dans le cadre du festival des Francomanias

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MessagePosté le: Mer 9 Sep 2009, 21:54    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 2000 -- 2001 Répondre en citant



Nilda Fernandez

Un paysage musical éclectique

jeudi 9 août 2001




Nilda Fernandez, après avoir mis en musique Garcia Lorca en concert et dans "Castelar 704" , il nous fait partager sa passion pour la chanson française, toute sa variété -sans jeu de mots- et ses richesses avec le disque "Mes hommages"…à, perpétuellement en mouvement, travaillant à se perfectionner, sans cesse à la recherche de nouvelles rencontres, de nouveaux paysages, de nouvelles passions, de nouvelles musiques, il continue inlassablement ses tournées dans toute la France quand il ne va pas en Amérique du Sud. Une petite halte à l’Olympia, à Paris, le 8 décembre sera l’occasion d’approcher sa ’ collection privée à un "long box" plein de surprises et de sonorités qui font toute la richesse musicale de ce chanteur que l’on dit souvent "Inclassable".




- quel moment de ton travail est le plus important : l’écriture, le disque, la répétition, la mise en place ou le moment final que représente le spectacle ?

- Chaque moment est très important pour moi, quand j’écris, quand je fais un disque ou quand je monte sur scène, je fais tout à fond ! Ce sont des exercices de style. Le spectacle qui semble l’aboutissement n’est jamais parfait, il y a toujours des choses à améliorer, ça met en lumière les faiblesses. C’est comme une architecture les fondements sont à peu près bons : au début quand on répète un morceau on met en place naturellement mais avant d’arriver à la perfection, si on y arrive…

- Tu écris sur ce que tu vis, sur tes rencontres ou bien simplement comme un observateur ?

- Si ça ne me touche pas, si ça ne m’implique pas moi, je ne peux pas raconter ; Tout seul, tu ne peux pas te provoquer des émotions, des sentiments à moins d’être totalement narcissique…

- Paroles et musiques, y a t - il un ordre d’importance, comment procèdes-tu ?

- Non une chanson sans paroles… n’en est pas une, c’est l’alchimie des deux qui fait une chanson. En général, pour moi, les deux sont ’ faites à en même temps. Je pars sur une idée principale et après, c’est une question de travail.

- Dans tes spectacles, tu apportes toujours une nouvelle dimension - une danseuse, des artistes de cirque, on a tous en mémoire cette fameuse tournée en roulotte, qu’est-ce qui motive ces choix ?

- D’abord, le plaisir de surprendre le spectateur, de provoquer l’étonnement. On ne va pas au spectacle pour écouter le disque, le spectateur doit vibrer ! Mais il s’agit aussi de créer un lien, c’est très important dans la construction du spectacle et puis le spectacle ’ ça te sort de toi à, c’est le moment ou tu échanges en direct avec le public, tout doit être cohérent.

- Nous travaillons pour un site Internet, que penses-tu du monde virtuel ?


- Internet, il y a le meilleur et le pire, c’est super de discuter avec un mec de Singapour mais il ne remplace pas le voisin d’en face et puis n’oublions pas qu’il y a plein de gens qui n’ont pas l’électricité !

Il vaut mieux niquer que commu-niquer !

Pour en savoir plus sur l’actualité de Nilda Fernandez : http://www.futur-acoustic.fr/


5 questions à l’invité :



Votre plus grande passion ?

- Ce que je fais.

Votre dernière grande émotion ?


- Le jour où, enfant,j’ai entendu Piaf à la radio

Votre plus grande aversion ?

- les « Une » des journaux

La cause que vous aimeriez défendre ?

- Le droit à l’imbécillité

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

- Tout !


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