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Septembre 2008
Après près de 10 ans de bons et loyaux services

le Flash-News-nf étant un site à structure ancienne, il ne bénéficiait plus
des avantages des nouvelles technologie de l'internet et devenait
trop compliqué à gérer dans ces conditions.

Bien que le transfert de toutes les données et la mise en place d'un
nouvel espace prennent un temps certain si ce n'est un certain temps
cela devenait urgent.

Donc voilà, c'est fait !

Le Flash_News_nf reste en place mais la nouvelle structure xooit est opérationnelle
et va peu à peu prendre le relais. Toutes les infos, dates des concerts, photos,
vidéos, dossier de presse, discographie générale et par produits, livres,
biographie complète, pour un visionnement clair, facile et convivial ouvert à tous
sans inscription. Pour les membres qui s'inscrivent, une grande facilité pour
poster tous leurs matériels ou leurs messages, un espace privé avec mail
interne et bien d'autres possibilités et topics super-sympas.

Donc voilà, je me réjouis de vous retrouver sur le Nilda Fernandez Forum
et vous souhaite une agréable visite.

A très vite.
Chris

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Nilda Fernandez Presse 1998 -- 1999

 
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Chris
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MessagePosté le: Mer 30 Juil 2008, 22:54    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 1998 -- 1999 Répondre en citant


Nilda Fernandez



************************************

Si vous avez des articles concernant cette période
vous pouvez les déposer en postant ici Idea

************************************


1998




L'AIR DE LA SINCERITECHANSON.
Vous n’ avez pas rencontré Nilda Fernandez sur les routes de France ? Alors il vous attend au Casino de Paris.


Perchée, comme un peu fêlée, émouvante, la voix de Nilda Fernandez pourrait être celle d’ un haute-contre la chanson. Sincère, original, il a, on s’ en souvient, sillonne la France en roulotte, avec ses musiciens, s'arrêtant pour donner des concerts. « Je n’ avais pas réfléchi que l’ Etat était partout, qu’ il fallait s’ organiser pour la billetterie, les déplacements, qu’ on est obligé de passer par le système, pour ne pas passer pour un malfaiteur. Nous sommes partis en novembre dernier une période un peu compliquée pour moi. Il y avait un certain nombre de choses dont je n’ avais plus envie, il me fallait remettre tout à plat. Nous étions douze en tout, dont sept musiciens. L’ idée d’ aller chanter à pied me séduisait, à cheval, c’ est le même rythme, et c’ est moins fatiguant…. Lorsque je suis arrivé au théâtre de la Renaissance, j’ ai eu l’ impression de faire ma rentrée à Paris tout doucement, sans trac. »
A 40 ans, l’ homme, on a envie de dire le garçon, avec son air d’ adolescent monté en graine, le cheveu long et lisse, les traits réguliers, tient un discours assez grave sur la responsabilité de l’ identité. Espagnol, lorsqu’ il se trouve en Amérique latine, il se sent bizarre, comme s’ il avait « des trucs à réparer ». Chanteur, il se sent aussi par définition dans la catégorie show-biz, même s’ il se vit différent et si les excès médiatique de certains arrivistes le font frémir. « Il n’ y a rien à faire, le regard des autres vous colle une étiquette, il faut l’ assumer, on ne peut guère faire autrement, même si le corporatisme vous semble lointain. »
Et pourtant, comme il paraît singulier, loin des moules et des stéréotypes, ce drôle de personnage, qui proclame : «Il faut toujours s’ expliquer, ouvrir sa gueule », alors qu’ il est d’ une discrétion exquise, curieux des autres, sans artifices !
La famille semble sacrée et, de l’ errance des siens entre Barcelone et Lyon, il garde un souvenir nostalgique. Son arrière grand-mère s’ est convertie au protestantisme après la lecture de l’ Ancien Testament. Nilda parle avec émotion de ce basculement dans la minorité. Il y voit même peut-être quelque juif marrane qui passait par là ! Il a l’ oeil qui frise, s’ intéresse à tout ce qui se passe dans le monde, commente le clonage humain comme le troc et s’ inquiète…
« J’ aime la douleur qui s’ exprime »Il écoute avec passion les musiques de partout, et la question « Qui aimez-vous comme chanteur ? » il répond, en souriant : « Les morts. Piaf parce qu’ elle s’ est brûlée et qu’ elle a payé, Ferré parce qu’ il est né en colère. En fait, j’ aime la douleur qui s’ exprime, la chanson réaliste, même si elle est larmoyante, et un peu mièvre et c…, lorsque ça exorcise quelque chose de ma douleur à moi et que ça me met du baume sur le coeur comme lorsque ma mère chantait quand j’ était petit, j’ avais peur la nuit. »

Lui-même n’ exprime-t-il pas la gravité des Indiens comme de la passion ? Attachant, intelligent, son dernier disque, « Innu Nikamu », reflétait bien ce souci de la souffrance qui passe. Il est assez rare de rencontrer un personnage aussi subtil que ce chanteur-lа, celui qui craint d’ être narcissique alors qu’ il irradie de générosité. Que celui qui résiste au charisme de ce petit bonhomme à la guitare plus grande que lui me jette la première pierre.
Et si on osait emprunter à Offenbach, on chanterait à tue-tête et avec lui : « Il grandira, il grandira, il grandira, car il est espagnol. » Mais gageons qu’ il restera intact jusqu’ à la fin des temps. Qui s’ en plaindra ?
Claude Aubry, LE POINT 16 janvier 98


NILDA FERNANDEZ « j’ ai peur d’ être possédé ! »

De retour d’ Argentine, où il est adulé comme une star, Nilda Fernandez est actuellement en tournée en France avec, au programme, ses plus grands succès et un nouvel album, Niña Bonita. Un cocktail aussi original que son auteur, avec une dose de salsa-rock, un soupçon de tango-boléro, une pincée de gospel, le tout relevé par une chanson inédite sur un poême de Garcia Lorca ! L’ occasion, entre deux rappels, de recueillir quelques confidences...« Etre un homme signifie généralement avoir un rôle de domination »

-Vous êtes arrivé en France à l’ âge de six ans. Avez-vous des souvenirs de vos premières années en Espagne ?
J’ ai encore en mémoire l’ odeur des amandiers, chez mon grand-père. Il possédait une maison sur les collines, à Barcelone. Il y avait un verger et, le soir, lorsque nous arrosions les plantes, l’ eau faisait ressortir tous les arômes. J’ étais un petit garçon très heureux…
-A propos d’ enfance, vous avez intitulé l’ une de vos chansons Tener un niño-avoir un enfant. C’ est un rêve qui vous poursuit ?
Oui. Chaque individu, qu’ il s’agisse d’un homme, d’ une femme, d’ un homosexuel ou d’ un hétérosexuel, est titillé un jour ou l’ autre par cette envie-là… Cela n’ a rien а voir avec le couple. Mais cette chanson est surtout un texte mi-drôle, mi-sérieux, sur la pilule et le pouvoir qu’ elle donne aux femmes.
-Vous avez une vision plutôt cannibale de l’amour, si l’on en juge certaines paroles de vos chansons, comme «j’ai envie de te sucer les deux yeux »…
Il a des parallèles évidents : comme l’envie de manger, le désir sexuel est directement lié au plaisir physique. S’ il n’y avait pas le plaisir de la bouche, on ne s’alimenterait plus de la même façon. Et sans jouissance physique, on ne se reproduirait probablement pas au même rythme…
-Et les sentiments dans tous ça ?
Ca n’a rien à voir avec le sexe ! L’amour, c’est ce qu’on peut ressentir pour un homme, une femme, un enfant ou ses parents. On peut aussi désirer quelqu’un sans l’aimer…
-Vous êtes possessif ?
Non, puisque j’ai peur d’être moi-même possédé.
-Vous avez déclaré, je vous cite : « pour être un homme, il ne suffit pas d’avoir des couilles et de la barbe au menton, il faut avoir un comportement mâle. C’est un comportement que je refuse, et je ne suis pas le seul. Alors, je pense que j’ai peut-être une petite mission… » Que vouliez-vous dire ?
Ce n’est pas facile d’être un homme. Ou une femme. Parce qu’on nous attribue des comportements qui ne sont pas seulement biologiques, mais également sociaux. Etre un homme, cela signifie-t-il avoir un rôle de domination, de « macho » ? Dans mon milieu, pourtant réputé ouvert, c’est très caricatural : il n’y a pas une seule femme à la tête d’une maison de disques ! Souvent, l’homme n’est qu’un tout petit pacha sans cervelle et , surtout, sans intérêt…
-De quoi êtes-vous le plus fier ?
De ma vie, parce que je la comprends, que je me comprend. En dépit de certains côtés chaotiques, de mes allers et retours et de mes échecs, je sais où je vais…


Laurence Lucchesi




******************************************************


1999



19 mars 1999

NILDA FERNANDEZ L'hommage au poète

19/03/1999 -
Chanteur romantique et voyageur impénitent, Nilda Fernandez est l'une des voix les plus singulières de la chanson française. Dans son quatrième album "Castelar 704", il rend hommage à Federico Garcia Lorca, le poète et dramaturge espagnol, fusillé par les franquistes en 1938. Nilda Fernandez sera au Casino de Paris le 22 mars.


Votre précédent album "Innu Nikamu", rendait hommage aux Indiens d'Amérique du Nord, ce dernier revient à vos amours, l'Espagne, au travers du poète andalou dont vous adaptez musicalement les vers.
Je reviens à lui mais je ne l'ai jamais vraiment quitté, car Lorca n'est pas une découverte pour moi. C'est quelqu'un avec qui je vis depuis longtemps et avec qui j'ai eu envie de passer encore plus de temps. Dès mon adolescence, il a influencé beaucoup de choses dans ma vie aussi bien dans sa façon d'écrire que de voir la vie, de considérer l'art. Son écriture surtout m'a beaucoup appris, elle est liée aux cinq sens, pas du tout à l'intellect, mais une écriture dans laquelle il mêle des odeurs, des visions, des touchers. Il n'y a jamais de logique, de discours... Il se considérait avant tout comme un artiste, en ayant une fonction bien particulière dans la société. C'est aussi ce qui m'a séduit dans sa vie, et c'est un exemple pour moi.

Est-ce une manière de vulgariser un poète encore méconnu en France, bien que certaines de ses pièces y aient été traduites ?
Oui, au sens noble du terme, d'amener au plus grand nombre. Lorca est un contemporain et même si on l'étudie à l'école en Espagne, il est certes moins connu en France. C'est un peu un Rimbaud bien qu'il ait eu une vie plus longue poétiquement que celle de Rimbaud et puis Garcia Lorca, lui, n'est pas un poète maudit. Il est surtout connu pour ses pièces de théâtre, très représentées, sa poésie a été mise en français par quelques initiés...

N'est pas délicat de mettre en musique un poète tel que Lorca, et n'est-ce pas là un album dirons-nous un peu plus difficile ?
Non pas du tout, c'est très simple d'abord parce que Lorca était musicien. C'était un très bon pianiste, il a hésité entre les deux carrières, il a fréquenté les grands musiciens de l'époque comme Manuel de Falla, était l'ami de Dali, de Buñuel, il a composé, etc. Donc dans sa manière d'écrire, dans sa poésie, il y a ce qu'il faut pour la musique, en tout cas en filigrane. J'ai pensé aussi que Lorca s'identifie tellement avec la guitare qu'il ne pouvait être question d'accompagner ses vers autrement.

Trois musiciens de renom t'accompagnent dans cette aventure...
J'ai la chance d'être accompagné par deux superbes guitaristes que sont Lucho Gonzalez avec qui j'avais enregistré une milonga à Buenos Aires et que j'ai connu grâce à Mercedes Sosa. Tomatito, lui est un grand guitariste de flamenco que j'ai intercepté entre deux tournées et avec lequel j'ai enregistré à Madrid. Quant à Mino Cinelu, nous avons enregistré ses percussions dans un studio de Manhattan. La guitare flamenca de Paquete et la basse de Gilles Coquard parachèvent le tout.


Le fait que Lorca soit citoyen du monde, comme toi, a t-il pris plus de sens ?
Je vis entre l'Espagne, l'Argentine et Paris, même si je n'ai pas choisi la vie d'errance. Mais je me sens de grandes affinités avec lui car Lorca était un voyageur. Il a passé six mois en Argentine, d'octobre 1933 à mars 1934 lors de la présentation de "Noces de sang". Lors de son séjour à Buenos Aires, il logeait à hôtel Castelar chambre 704, d'où le titre de cet album. (NDRL Nilda est né un 25 octobre, jour de la première de "Noces de sang" au Teatro Avenida de Buenos Aires). Federico Garcia Lorca m'a aussi fait découvrir le flamenco. Avec le "duende", qui est un phénomène typiquement andalou. Au-delà d'un savoir-faire, d'une technique, c'est le moment où il apparaît que lorsqu'une action artistique est en train de se dérouler, il existe une frontière où les choses ne peuvent plus être dites... Il y a là quelque chose de divin. Le duende, cela pourrait être l'orgasme. Et s'il n'y a pas ça, c'est du temps de perdu pour tout le monde. Cela justifie, à mon sens, le fait de faire de la scène comme une série de belles passes devant les cornes du taureau... Tout le reste que l'on nomme spectacle est un rituel un peu fade.

C'est pour casser cette routine que tu as parcouru, l'an dernier, à roulotte et chevaux, les routes du sud de la France ?
C'était aussi un écho au théâtre ambulant de Garcia Lorca, la Barraca... avec lequel il a sillonné l'Espagne pendant les trois années précédant le franquisme. Il montait de grandes pièces du théâtre espagnol, comme pouvaient l'être celles de Racine ou de Corneille, bien que les leurs puaient la Cour. Non, eux mettaient le peuple en scène mais pas pour se foutre de sa gueule. Pour en revenir à la tournée en roulotte, évidemment, cela cassait la routine des tournées, et leur rythme... à 35 kilomètres à l'heure... on voit la vie différemment.

Y aura t-il une mise en scène particulière pour ce récital au Casino de Paris et puis pourquoi une seule représentation ?
L'atmosphère du spectacle se fera au travers de son dépouillement. Par son biais, amener à ce que le temps s'arrête un peu, qu'il y ait ce moment éternel. Je voudrais que ce soit ça le contenu du spectacle et non pas une mise en scène sophistiquée. Mais j'aurai une danseuse de flamenco, Carmen Cortes. Et puis une seule représentation parce qu'il était très difficile de réunir Lucho Gonzalez, qui vit à Buenos Aires, Tomatito à Almeria et Mino Cinelu à Brooklyn.
Tu as ce don d'avoir une voix particulière, haute et ambiguë, tu la travailles cette voix ?
Absolument pas, et la seule fois où j'ai fait des vocalises avant d'entrer en scène, je l'ai chèrement regretté. Non, il faut se battre avec sa voix, avec celle que Dieu t'a donnée. C'est celle que j'ai eu à la naissance, je ne peux pas chanter plus bas sauf si je suis fatigué, mais elle peut difficilement descendre de cinq tons. Non, je n'ai rien fabriqué.

Pascale Hamon 1999

Nilda Fernandez "Castelar 704" (Musidisc)





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*** C'est un Soleil qui s'est levé pour illuminer nos nuits ***</b></center>
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Dernière édition par Chris le Dim 31 Aoû 2008, 15:37; édité 5 fois
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MessagePosté le: Mer 30 Juil 2008, 22:54    Sujet du message: Publicité

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Camélia
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2008, 01:45    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 1998 -- 1999 Répondre en citant


Edit Chris: ok


NILDA FERNANDEZ L'hommage au poète

19/03/1999 -
Chanteur romantique et voyageur impénitent, Nilda Fernandez est l'une des voix les plus singulières de la chanson française. Dans son quatrième album "Castelar 704", il rend hommage à Federico Garcia Lorca, le poète et dramaturge espagnol, fusillé par les franquistes en 1938. Nilda Fernandez sera au Casino de Paris le 22 mars.



 
Votre précédent album "Innu Nikamu", rendait hommage aux Indiens d'Amérique du Nord, ce dernier revient à vos amours, l'Espagne, au travers du poète andalou dont vous adaptez musicalement les vers.
Je reviens à lui mais je ne l'ai jamais vraiment quitté, car Lorca n'est pas une découverte pour moi. C'est quelqu'un avec qui je vis depuis longtemps et avec qui j'ai eu envie de passer encore plus de temps. Dès mon adolescence, il a influencé beaucoup de choses dans ma vie aussi bien dans sa façon d'écrire que de voir la vie, de considérer l'art. Son écriture surtout m'a beaucoup appris, elle est liée aux cinq sens, pas du tout à l'intellect, mais une écriture dans laquelle il mêle des odeurs, des visions, des touchers. Il n'y a jamais de logique, de discours... Il se considérait avant tout comme un artiste, en ayant une fonction bien particulière dans la société. C'est aussi ce qui m'a séduit dans sa vie, et c'est un exemple pour moi.
Est-ce une manière de vulgariser un poète encore méconnu en France, bien que certaines de ses pièces y aient été traduites ?
Oui, au sens noble du terme, d'amener au plus grand nombre. Lorca est un contemporain et même si on l'étudie à l'école en Espagne, il est certes moins connu en France. C'est un peu un Rimbaud bien qu'il ait eu une vie plus longue poétiquement que celle de Rimbaud et puis Garcia Lorca, lui, n'est pas un poète maudit. Il est surtout connu pour ses pièces de théâtre, très représentées, sa poésie a été mise en français par quelques initiés...
N'est pas délicat de mettre en musique un poète tel que Lorca, et n'est-ce pas là un album dirons-nous un peu plus difficile ?
Non pas du tout, c'est très simple d'abord parce que Lorca était musicien. C'était un très bon pianiste, il a hésité entre les deux carrières, il a fréquenté les grands musiciens de l'époque comme Manuel de Falla, était l'ami de Dali, de Buñuel, il a composé, etc. Donc dans sa manière d'écrire, dans sa poésie, il y a ce qu'il faut pour la musique, en tout cas en filigrane. J'ai pensé aussi que Lorca s'identifie tellement avec la guitare qu'il ne pouvait être question d'accompagner ses vers autrement.
Trois musiciens de renom t'accompagnent dans cette aventure...
J'ai la chance d'être accompagné par deux superbes guitaristes que sont Lucho Gonzalez avec qui j'avais enregistré une milonga à Buenos Aires et que j'ai connu grâce à Mercedes Sosa. Tomatito, lui est un grand guitariste de flamenco que j'ai intercepté entre deux tournées et avec lequel j'ai enregistré à Madrid. Quant à Mino Cinelu, nous avons enregistré ses percussions dans un studio de Manhattan. La guitare flamenca de Paquete et la basse de Gilles Coquard parachèvent le tout.


Le fait que Lorca soit citoyen du monde, comme toi, a t-il pris plus de sens ?
Je vis entre l'Espagne, l'Argentine et Paris, même si je n'ai pas choisi la vie d'errance. Mais je me sens de grandes affinités avec lui car Lorca était un voyageur. Il a passé six mois en Argentine, d'octobre 1933 à mars 1934 lors de la présentation de "Noces de sang". Lors de son séjour à Buenos Aires, il logeait à hôtel Castelar chambre 704, d'où le titre de cet album. (NDRL Nilda est né un 25 octobre, jour de la première de "Noces de sang" au Teatro Avenida de Buenos Aires). Federico Garcia Lorca m'a aussi fait découvrir le flamenco. Avec le "duende", qui est un phénomène typiquement andalou. Au-delà d'un savoir-faire, d'une technique, c'est le moment où il apparaît que lorsqu'une action artistique est en train de se dérouler, il existe une frontière où les choses ne peuvent plus être dites... Il y a là quelque chose de divin. Le duende, cela pourrait être l'orgasme. Et s'il n'y a pas ça, c'est du temps de perdu pour tout le monde. Cela justifie, à mon sens, le fait de faire de la scène comme une série de belles passes devant les cornes du taureau... Tout le reste que l'on nomme spectacle est un rituel un peu fade.
C'est pour casser cette routine que tu as parcouru, l'an dernier, à roulotte et chevaux, les routes du sud de la France ?
C'était aussi un écho au théâtre ambulant de Garcia Lorca, la Barraca... avec lequel il a sillonné l'Espagne pendant les trois années précédant le franquisme. Il montait de grandes pièces du théâtre espagnol, comme pouvaient l'être celles de Racine ou de Corneille, bien que les leurs puaient la Cour. Non, eux mettaient le peuple en scène mais pas pour se foutre de sa gueule. Pour en revenir à la tournée en roulotte, évidemment, cela cassait la routine des tournées, et leur rythme... à 35 kilomètres à l'heure... on voit la vie différemment.
Y aura t-il une mise en scène particulière pour ce récital au Casino de Paris et puis pourquoi une seule représentation ?
L'atmosphère du spectacle se fera au travers de son dépouillement. Par son biais, amener à ce que le temps s'arrête un peu, qu'il y ait ce moment éternel. Je voudrais que ce soit ça le contenu du spectacle et non pas une mise en scène sophistiquée. Mais j'aurai une danseuse de flamenco, Carmen Cortes. Et puis une seule représentation parce qu'il était très difficile de réunir Lucho Gonzalez, qui vit à Buenos Aires, Tomatito à Almeria et Mino Cinelu à Brooklyn.
Tu as ce don d'avoir une voix particulière, haute et ambiguë, tu la travailles cette voix ?
Absolument pas, et la seule fois où j'ai fait des vocalises avant d'entrer en scène, je l'ai chèrement regretté. Non, il faut se battre avec sa voix, avec celle que Dieu t'a donnée. C'est celle que j'ai eu à la naissance, je ne peux pas chanter plus bas sauf si je suis fatigué, mais elle peut difficilement descendre de cinq tons. Non, je n'ai rien fabriqué.
Pascale Hamon
Nilda Fernandez "Castelar 704" (Musidisc)


Camélia, Nilda Fernandez Forum


Ne pleure pas parce que quelque chose est terminé mais souris parce qu'elle a eu lieu.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:52    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 1998 -- 1999

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