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Septembre 2008
Après près de 10 ans de bons et loyaux services

le Flash-News-nf étant un site à structure ancienne, il ne bénéficiait plus
des avantages des nouvelles technologie de l'internet et devenait
trop compliqué à gérer dans ces conditions.

Bien que le transfert de toutes les données et la mise en place d'un
nouvel espace prennent un temps certain si ce n'est un certain temps
cela devenait urgent.

Donc voilà, c'est fait !

Le Flash_News_nf reste en place mais la nouvelle structure xooit est opérationnelle
et va peu à peu prendre le relais. Toutes les infos, dates des concerts, photos,
vidéos, dossier de presse, discographie générale et par produits, livres,
biographie complète, pour un visionnement clair, facile et convivial ouvert à tous
sans inscription. Pour les membres qui s'inscrivent, une grande facilité pour
poster tous leurs matériels ou leurs messages, un espace privé avec mail
interne et bien d'autres possibilités et topics super-sympas.

Donc voilà, je me réjouis de vous retrouver sur le Nilda Fernandez Forum
et vous souhaite une agréable visite.

A très vite.
Chris

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Nilda Fernandez Presse 1992 -- 1993

 
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Chris
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MessagePosté le: Mer 30 Juil 2008, 22:43    Sujet du message: Nilda Fernandez Presse 1992 -- 1993 Répondre en citant


Nilda Fernandez



************************************

Si vous avez des articles concernant cette période
vous pouvez les déposer en postant ici Idea

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1992



NILDA, LE CŒUR ANDALOU.



La révélation des victoires de la musique a la voix d’une fille, et un prénom troublant : Nilda.
Andalou de Barcelone. Espagnol de France. Nilda Fernández a écrit un album qui lui ressemble, avec des accents de flamenco et une mélancolie à la Françoise Hardy.Sa frêle silhouette a fait le tour des télé. Toutes les radios FM nous ont flanqué un doux vague à l’âme avec ‘’ Mes yeux dans ton regard ‘’.
Malgré son succès, Nilda Fernández conserve la grâce effarouchée d’une débutante à son premier bal.

--- Vous avez une voix haut perchée, vous avez retourné votre prénom, Daniel , pour devenir Nilda. Vous aimez l’ambiguïté ?
--- Nilda est mon vrai nom. Celui que j’ai choisi. L’autre était simplement celui que mes parents m’avaient donné. Prendre le verlan de Daniel, c’était me créer un nouvelle identité. A cause de ma voix, sans doute, je me suis autorisé ce prénom féminin.C’est une façon de récupérer un peu de cette féminité interdite aux hommes dans un monde qui vit sur des valeurs masculines.

--- Dans votre premier disque, il y a presque dix ans, vous mêliez déjà le français et l’espagnol…
---Et à l’époque, personne ne comprenait très bien où j’allais. Je suis venu trop tôt, sans doute. Mais je ne vais pas faire la longue liste de tous ceux qui n’ont pas cru en moi. Je n’ai pas de comptes à régler.
---Etre récompensé aux Victoires de la musique, c’est un peu une revanche après avoir attendu si longtemps pour enregistrer votre deuxième album ?
---Non ! c’est un bonheur. Pendant ces dix ans, j’ai été intermittent. J’ai chanté, et puis je suis parti en tournée avec une troupe de théâtre pour enfants. J’ai écrit deux romans, de la poésie, aussi, et parfois j’ai tout abandonné pour faire des petits boulots. Parce qu’on a quelquefois besoin de refermer les cahiers. Il n’est pas encore temps.
---L’une des chansons de l’album s’appelle ‘’ Entre Lyon et Barcelone ‘’. Vous vous sentez en transit entre les deux pays ?
---Ma Famille a fait partie de l’immigration économique. Mon père était ouvrier sculpteur sur bois. Nous sommes arrivés à Lyon quand j’avais sept ans. Mais je n’ai jamais oublié mon enfance en Catalogne. J’y suis retourné très souvent.Ensuite, après la mort de Franco, tout a explosé. Pour rattraper le temps perdu, on s’est lancé dans des excès plutôt destroy. Le pays était devenu boulimique.

--- Vous n’avez pas eu envie de retourner y vivre ?
--- J’y suis reparti un an, à l’adolescence. Mais, pour l’instant, c’est ici que je fais ma vie, même si j’ai le cœur andalou.
---Votre album s’est vendu à plus de cent milles exemplaires. Vous étiez préparé à un tel succès ?
--- Non. Personne n’y était préparé, d’ailleurs (rires). Tout d’un coup, je deviens un enjeu pour la maison de disques. Les autres vivent de ma vie. C’est la règle du jeu, je l’accepte, mais je ne veux pas qu’ils vivent pour moi. Je veux rester aux commandes de ma vie.Télécable. Cécile Thibaud. Février 1992.

VARIETE.

Frédéric Dard a vanté sa ‘’petite frime de fouine triste, son regard légèrement arsouille, et énormément mélanco’’. Barbara l’a remarqué aux dernières Victoires de la musique : ‘’C’est un sarment. Il a la noblesse et la grâce.’’Anneau gitan, profil d’aigle, silhouette fragile et regard incendiaire, Daniel a un jour choisi de s’appeler Nilda, sans savoir qu’en Argentine, c’est un prénom féminin. Nilda Fernández a une voix singulière, haut perchée, très légèrement voilée, une voix de femme dont on penserait qu’elle a une voix d’homme. Une voix plaintive comme un lamento. Cet espagnol né sur les ramblas, à Barcelone, a attendu d’avoir 33 ans pour enregistrer son premier album et être sacré meilleure révélation de l’année 1991. En onze chansons, Nilda Fernández retrace son parcours et ses expériences. A coups de pinceau, il dessine son univers marqué par des rencontres, des doutes, des promesses et beaucoup de nostalgie. Barcelone, Venise, Madrid, quelques rendez-vous manqués, c’est à une quête obstinée d’amour que Nilda Fernández nous convie, ses racines espagnoles toujours en filigrane. Il raconte des voyages et des regards échangés, mais la plupart de ses chansons sont en fait des histoires d’amour, des ébauches d’amour, des souvenirs d’amour. Après ‘’ Madrid, Madrid’’ en 1987 et ‘’ nos fiançailles’’, écrites il y a trois ans, il reste mystérieux sur son inspiration : ‘’ une certaine personne sait que je l’ai écrite pour elle, mais je n’ai pas voulu connaître sa réaction. Je transforme une histoire personnelle en histoire collective.’’
Déroutant et bourré de talent. Avec des grâces de danseur. Sensuel. Harmonie parfaite de l’ensemble. Comme si tout coulait de source : la beauté des mélodies et des mots, cette voix si singulière, ici un piano, là un accordéon, la mélancolie et le rêve qui l’emportent sur des textes simples, audacieux ou elliptiques. Quand Nilda Fernández chante, c’est son âme qu’il met à nu, qu’il nous livre. Elégant, le bras tendu vers le ciel, il tournoie, il donne le vertige et nous transporte dans un tourbillon de sentiments troublants, tourmentés par le doute. Il est envoûtant. Il est apaisant. Il est une ode à l’amour.
La personnalité est secrète. Elle émerge peu à peu par touches légères, entre le trouble et la pureté, le réel et le rêve. Il laisse sa biographie donner des preuves de son existence passée : une enfance partagée entre l’Espagne et la France. Des études de littératures et de philosophie à Madrid. Et la passion de la musique depuis toujours. Son père, un sculpteur, lui apprend le solfège, le piano, la guitare. Lui, à 10 ans, il découvre Piaf et Brel à la télévision. Il étudie le flamenco, fait du théâtre pour enfants, tourne à travers l’Europe dans une troupe expérimentale. Puis revient à la chanson : ‘’ la chanson est une maîtresse exigeante. J’ai eu souvent envie de la quitter, mais je lui suis resté fidèle.’’
Brève rencontre avec ce catalan croisé, par hasard, dans les couloirs d’un hôtel genevois.

--- On vous trouve ambigu, certains ont même cru pendant longtemps que vous étiez une femme…
--- Je n’ai jamais voulu jouer sur cette ambiguïté. On me confond parfois à cause de ma voix, de ma petite taille, de mes longs cheveux. Un jour, la vérité se fera. Un jour, je me déshabillerai ! J’aime provoquer ce genre de réaction. L’humanité vit, depuis la nuit des temps, sur une image de l’homme avec valeurs viriles et guerrières, mais le masculin, c’est la destruction. La féminité, c’est le contraire, c’est l’art, la grâce et la vie… Hommes comme femmes devraient balancer entre les deux, entre masculinité et féminité. Je n’aime pas les femmes qui sont une caricature féminine et qui n’auraient rien de masculin. Et je ne suis pas non plus attiré par les hommes obsédés par leur virilité. Moi, je ne revendique pas d’être un homme si j’en suis un. En m’appelant Nilda, je savais que le ‘’a’’ étant réservé aux femmes, je pouvais prêter à confusion. C’est un message. Non pas un message d’homosexualité, mais de féminité. La féminité n’est pas seulement réservée aux femmes…Ce n’est pas seulement les fringues, le maquillage, la coquetterie, c’est aussi être le torero devant le taureau. Etre sur scène, c’est être torero.
--- On vous sent ‘’décalé’’ dans ce milieu du show-biz…
--- Oui, il y a plein de choses qui m’embêtent, et c’est pour cette raison que je ne suis pas entré tout de suite là-dedans. Dans ce métier, il y a ce que l’on peut dire et ce que l’on ne peut pas dire, il y aces interviews où l’on répète toujours les mêmes choses, où l’on a l’impression d’être la caricature de sa propre vie. Il y a des choses importantes qu’on ne dit jamais et il n’y a que des réponses partielles par rapport aux questions du type : ‘’Comment vient-on à la chanson ?’’ Je n’ai pas de réponse, je n’ai rien de plus à dire que ce que disent mes chansons. Expliquer aux journalistes ce qu’expriment mes chansons, c’est un paradoxe. Mes chansons disent tout. Tous les mots qu’il y a dedans sont des mots qui sortent de ma vie. Il n’y a jamais de jeu. Et si il y en a un, il a à voir avec ma vie. Je fais ce métier en me disant : je peux être libre de faire ce qui me plaît. J’essaie toujours d’être dans des situations où je suis bien, où je m’amuse. Cette profession-là est essentiellement liée au plaisir. Pour donner du plaisir, il faut en prendre.Le Nouveau Quotidien. Sandrine Cohen. Avril 1992L’INVITATION AU VOYAGE.Il évoque l’avenir et dit : ‘’ J’aimerais avoir plusieurs cordes à mon art. ‘’
CARTES POSTALES.



Un regard trop grand pour des traits étrangement menus, des yeux charbon qui lui brûlent le visage…Homme-tige à la frimousse triste, Nilda Fernández peint des aquarelles en chantant. ‘’ Nos fiançailles ‘’, ‘’ Madrid Madrid ‘’, d’une voix haut perchée doucement voilée, ce Catalan aux attaches si fines et aux cheveux mi-longs joue de sa double identité – ses parents ont quitté l’Espagne pour la France – en croisant les langues, les mots mélodieux et les vers déclamés. Révélation masculine des Victoires de la musique 92, Nilda Fernández, que l’on pourra découvrir ce soir aux Francomanias de Bulle, nous parle d’abord de ce prénom féminin qu’il a accroché à son nom.
--- C’est un mot qui rassemble de jolie consonances, qui réunit la voyelle la plus fermée, le ‘’ i ’’, et la plus ouverte, le ‘’ a ‘’. En choisissant de m’appeler Nilda, j’ai cru inventer un prénom. Eh non ! des Nilda, il y en existe en Argentine. Vous voyez, souvent on croit créer. Dans les faits, on se contente de redire.
--- ‘’ Croisière sur le Nil ‘’, ‘’ Entre Lyon et Barcelone ‘’, ‘’ L’invitation à Venise ‘’, vos chansons évoquent souvent des villes ou des lieux...
--- Les villes nous parlent de l’humain et ce, beaucoup plus qu’un paysage qui se contente de peindre la nature. Je crois que chaque cité est rattachée à un mythe personnel. Pour moi, Madrid évoque mes retrouvailles avec mon pays d’origine, la découverte d’une Espagne historique qui ne fait pas seulement partie de mon vécu, de ma biographie, mais qui est aussi celui de mes ancêtres. Venise, ça représente, pour moi, l’amour entre les hommes. En m’y rendant pour la toute première fois, il y a une semaine, j’ai découvert que cette image n’était pas erronée. Si cette cité est devenue une sorte de Dysneyland, c’est parce que ses propres habitants l’ont vendues aux touristes. Elle, elle n’y peut rien. Son âme est restée la même. Barcelone ? Il est toujours difficile de décrire l’endroit où l’on est né, où l’on a senti ses premières odeurs. Parce qu’en parler, c’est parler de soi et c’est souvent ennuyeux pour l’autre.
--- En étant parfaitement bilingue, en ayant grandi entre deux cultures, on se sent double, sans attache ?
--- En amour, lorsque l’on aime plus d’une personne, on peut en aimer, trois, quatre, dix. Je pense qu’il en va de même pour les racines. Chaque culture relativise l’autre. Regarder une culture à travers une autre vous permet aussi de voir combien chaque mentalité est marquée par la langue qu’elle parle. Une langue décrit le peuple qui l’utilise.
--- Lorsque vous étiez gosse, vous rêviez déjà à ce métier de chanteur ?
--- Môme, je voulais être celui qui allait défendre l’institutrice. J’aimais à imaginer qu’une horde de lions la menaçait et que, tel un preux chevalier, j’allais la sauver. Plus tard, c’est l’art en général qui m’a attiré dans ses filets, qui m’a séduit. Parce que l’art dit tout. Nous les artistes, nous ne sommes guère importants, nous ne sommes que des haut-parleurs. Pour ce qui est de l’avenir, je ne sais rien. Je ne prévois rien. J’espère seulement avoir plusieurs cordes à mon art.


Le Matin. Marie-Madeleine Gabioud. Avril 1992.
TOUT SIMPLEMENT MAGIQUE .

On le sait depuis vendredi soir, le plus grand chanteur français vivant mesure 1,60 m et il est Espagnol. Et comme Nilda Fernández est lui-même amateur de paradoxes, il ne trouvera aucune objection à la formule, sa modestie dût-elle en souffrir. Encore que ! Peu avant son concert ‘’ historique ‘’ des Francomanias, il nous confiait, un livre de Paul Watzlavick ( l’auteur d’une logique de la communication ‘’ ) en main, qu’il ne croyait pas que l’altruisme consiste à aider l’autre, mais que bien au contraire ‘’ il faut encourager l’égoïsme : bien vivre avec soi-même, c’est déjà pas mal. ‘’ Telle est la méthode de Nilda Fernández qui a su trouver en lui, ainsi, la manière juste de faire valoir son immense talent.
Sur scène, Nilda Fernández est époustouflant dès les trois premières notes. Il y a cette voix haute qui dit des mots graves avec légèreté. Il y a cette attitude cambrée de matador sublime. Il y a ces gestes fins, ciselés, élégants. Il y a cette émotion forte, violente, ce drame permanent inscrit dans la nature espagnole que Fernández distille avec subtilité respectant toujours la distance qui introduit l’art, qui distingue le poète du chansonnier. Il y a ce phrasé qui n’appartient qu’à lui et qui donne à ses mots un sens retrouvé et distingue le génie du travailleur. Il y a cette justesse absolue dans de périlleuses excursions vocales. ( Bellissima )
Jouant sur son prénom et sur le timbre de sa voix, notre amateur de paradoxes affiche avec malice une ambiguïté sexuelle à laquelle il règle son compte en concert. Toutefois, Nilda Fernández met une discrète perversité dans sa virilité hispanique. L’homme est joueur, il aime inverser les situations convenues : dans le noir total, il éclaire le public de sa lampe de poche ou, encore il lui demande de ne pas frapper dans ses mains mais de n’en faire que le mouvement ébauché alors que lui et ses musiciens le font dans une version scandée ( rap ) de ‘’ Croisière sur le Nil ‘’.
Après deux heures de spectacle total, le public de Bulle était debout, les larmes aux yeux de tant de beauté, entonnant avec Fernández une ‘’ Vie en rose ‘’ issue d’une vieille boîte à musique suisse logée dans sa mémoire. Une œillade ponctuant une promesse d’amour pour toujours et ce magicien du désespoir heureux regagnait la coulisse. Nilda Fernández, c’est beau comme un film d’Almodovar et ça gomme tout ce qu’on a vu jusque là. Au point qu’on oublie de dire que Karim Kacel et Patrick Chambaz, surtout lui, étaient totalement en harmonie avec cette soirée ( et ce festival ) exceptionnels.


La Suisse. Christian Jacot-Descombes. Avril 92.




NILDA FERNÁNDEZ, ARTISTE COMBLE ET PAISIBLE.
Contre toutes attentes, Nilda Fernández est donc aujourd’hui l’un des artistes français les plus émouvants-prometteurs. Un album disque d’or, une Victoire, une indubitable crédibilité médiatique… Un succès mérité, fruit d’un long et minutieux travail, d’une sereine mais omniprésente ténacité. Tout vient à point à qui sait attendre. Interview-vérité d’un artiste qui a tellement ramé qu’on en a tiré une philosophie étonnante de sérénité et de responsabilité.
--- Ton regard sur le passé, les années de rame…
--- J’ai l’impression de vivre plusieurs vies, d’être passé par des ré-incarnations… j’ai toujours vécu les choses comme une initiation et je pense que si certains moments ont été durs, c’est que l’on avait pas tout compris et maîtrisé. Il faut être patient, accepter d’apprendre avec calme. C’est le sens de mon histoire.
--- Victimes des situations ou maître de ton destin ?
--- On nous impose les choses que l’on s’impose soi-même. Tout ce que l’on reçoit de bon ou de mauvais, c’est nous qui nous l’affligeons : nous sommes maîtres de notre vie… Il faut accepter que ce n’est jamais la faute des autres, nous tirons nous même nos propres ficelles, nous sommes notre propre marionnette. Si les situations apparaissent, c’est qu’il y a quelque chose que ces situations doivent nous enseigner et nous devons donc apprendre. Voilà pourquoi tout ce qui s’est passé avant cet album, même si c’était chaotique , a vraiment participé à ma construction. Il existe toujours une cohésion dans notre existence et pour la voir, il faut prendre du recul ; c’est comme quand on est en avion : soudain, on voit les paysages devenir calmes, plats, harmonieux alors que vus d’en bas, ça ne semble pas toujours être le cas.
--- Le plus grand changement…
--- Avant je prenais plus le train que l’avion, ça a donc changé mes moyens de transport ( rires ) ! Evidemment, ça a aussi changé mon niveau de vie : aujourd’hui, je gagne beaucoup plus d’argent, évidemment… Ces changements sont surtout matériels, en fait : ce que je suis vraiment n’a pas été modifié et je travaille à le garder intègre, c’est ma vie, c’est mon âme. Mais c’est vrai aussi que je me sens aujourd’hui plus fort parce que je me dis qu’il y a des gens qui écoutent et aiment ce que j’ai produit, pour moi, pour mon propre plaisir, C’est presque une escroquerie, en fait ( rires ) !
--- Escroquerie ?
--- Oui, je crois que dans le fait de dire à un public qu’on l’aime, c’est un mensonge. Dans un disque, le centre, c’est l’artiste. Quand il écrit, il est seul. C’est pour lui qu’il fait tout ça, pour lui avant tout. Il faut le savoir, c’est plus respectueux. Et c’est en ça que la réponse positive du public est quelque chose de fou, de fort, de merveilleux mais aussi, peut-être au début, d’un peu déséquilibrant : tu as créé quelque chose tout seul, tu as été ton seul public et soudain tu partages avec des tas de gens. C’est vraiment très particulier…
--- Comment expliques-tu ce succès ?
--- C’est mon explication : dans ce disque, il y a une vraie cohérence de moi, quelque chose qui se trouve en moi et que j’ai pu exprimer, sortir. J’ai trouvé des outils pour en parler, ai créé ma propre matière, et comme mon père sculpteur, j’ai taillé dedans, dans mes mots, mes notes, ma voix.. Et ça a collé. Les gens ont alors entendu, écouté et ont été touchés parce qu’il y avait quelque chose d’unique, un langage personnel, une gestuelle à moi. Lorsqu’un artiste est unique, il renvoie chacun à sa propre dimension unique. C’est l’une des fonctions de la musique, je crois. Et ça marche apparemment.
--- Le succès n’a t-il pas tendance à ‘’ esquinter ‘’ une sensibilité comme la tienne ?
--- Non… C’est vrai qu’il exacerbe beaucoup de sentiments et de pensées, mais il agit aussi comme un révélateur : dans la réussite, je crois qu’on est face à soi-même, à sa propre vérité. Cela m’a révélé à moi-même, presque… Mais le succès n’esquinte pas : c’est ce que l’on est soi-même à l’intérieur qui est plus dangereux et qui pourrait esquinter les choses.
--- Le succès à rendu les choses plus faciles ?
--- J’essaie de montrer que c’est facile. Parce qu’il est indécent de dire que mon métier est difficile quand je sais que je vis une passion et qui, en plus, me ramène de l’argent. Ce ne serait pas sérieux…
--- L’argent ?
--- Je ne peux éviter cette partie. Le business, ça existe et si tu ne vas pas à lui, il vient à toi ( rires ). En plus, ce serait lâche de dire que je m’en fou, ce n’est pas possible… Je suis donc attentif, sans en rajouter. Je suis conscient d’être dans un système qui dit que les disques et les artistes sont des produits, mais ça ne me gène pas : je sais qui je suis et si mon disque est un produit, je sais que moi, en tant qu’individu, je ne le suis pas. Il n’y a donc aucun drame.
--- La célébrité ?
--- J’essaie de vivre le mieux possible, en harmonie avec mon double, celui qui se trouve dans les yeux du public… C’est une émanation de moi, mais ce n’est pas entièrement moi. Je gère le mélange. Et je sais aussi qu’on est responsable de l’image qu’on offre, donc je vis cela avec calme.
--- Objectif, aujourd’hui ?
--- Les buts dans la vie, c’est comme les oignons : il y a de nombreuses peaux. Dans mon cas, la plus superficielle, serait de désirer que mon disque sorte en Espagne et qu’il séduise comme cela a été le cas en France… Mais il y en a d’autres, que je ne peux pas oublier, des couches plus profondes, des objectifs plus importants qui me concerne très directement, qui sont reliés à ce que je suis intimement. Je voudrais être encore plus autonome pour mieux aimer la vie et les gens, être satisfait sans me manquer de respect, toujours aller atteindre le centre de soi pour mieux toucher le centre des autres…
--- Qu’est-ce que tu penses apporter à la musique ?
--- Moi. Ca va te sembler prétentieux, mais c’est vraiment ce dont j’ai l’impression. C’est moi que je place au centre de ma musique, c’est moi que j’offre et c’est vraiment ce que j’apporte à la musique. Le reste, c’est aux autres de le dire.


Star Music. Marc Potain. Juillet 92.




NILDA FERNÁNDEZ
VENISE EST PLUS BELLE QUE DANS MES RÊVES.
‘’ Faut que je t’invite à Venise, avant que l’eau l’ait noyée. ‘’ Cécile Tesseyre a pris le chanteur aux mots de son succès, qu’il a écrits avant même de connaître la Cité des Doges. Rendez-vous le long des canaux, mais aussi dans le Palazzio de ses amis, Gérard et Caroline. On raconte que le fantôme d’une ancienne maîtresse de Casanova hante souvent les lieux. Ni lui, ni notre envoyée spéciale ne l’ont rencontré, mais l’atmosphère les a inspirés pour l’interview !
‘’ Faut que je t’invite à Venise, avant que l’eau l’ait noyée. ‘’ Bonne idée. Rendez-vous donc dans la capitale vénitienne avec Nilda Fernández. Fuyant les touristes, le chanteur a préféré, à l’hôtel, l’hospitalité de Gérard et Caroline, qui le reçoivent dans le Palazzio Bragadin, palais du dernier protecteur de Casanova.
Dans les grands salons aux murs lourds de cinq cents ans d’histoire et de tableaux anciens, Nilda a déposé sa guitare. L’envol d’une feuille, le grincement d’une porte, la chute d’un objet, malgré l’absence de vent, n’étonnent personne. On raconte que le fantôme d’une ancienne maîtresse de Casanova hante les lieux. A quelques pas des anciens palais de Mozat, Malher et Wagner, Nilda n’aurait pu rêver d’endroit plus chargé d’inspiration. ‘’ Depuis cinq siècles, dans cette maison, on a joué beaucoup de musique. Chaque artiste de passage y a laissé sa trace. Sans pouvoir la décrire, je ressens leur influence. ‘’

Nilda a découvert Venise au mois de mai dernier, quand il est venu pour tourner le clip de ‘’ L’invitation à Venise ‘’. ‘’ J’en rêvais depuis longtemps. La ville est encore plus belle que dans mes rêves. A Venise, j’ai appris le plaisir des yeux. Quand j’écris des chansons, la vision est très importante. J’imagine des images que j’essaie de traduire par des notes. La beauté de Venise me semblait idéale pour apporter un complément au disque. J’ai aussi été séduit par ses sons, semblables à une musique. L’absence de bruits de moteurs – il n’y a pas de voitures à Venise – le sifflement des bateaux sur l’eau et la résonance des pas sur les pavés créent une atmosphère particulière. ‘’
Venise est belle et pratique aussi ! ‘’ J’ai découvert l’isolement habité. A Paris, nous aurions été tributaire des transports et on se serait retrouvés dans un endroit fonctionnel mais laid, dont on aurait voulu s’échapper le soir. A la campagne, si le cadre est plus joli, on est très isolé dans son petit cocon, qu’à force de se voir tout le temps, on se sature les uns des autres. Venise nous a permis l’isolement dans notre travail, mais dans une ville active et sans solitude.’’
A Venise, la vie de la petite troupe de Nilda et de ses musiciens s’est vite organisée : petit déjeuner dans la cuisine du palais, puis répétitions. ‘’ Au fil des jours, on se levait de plus en plus tard, car nos nuits étaient de plus en plus blanches. Après le travail, nous avions envie de nous retrouver dans une autre atmosphère, mais ensemble, pour des promenades dans les rues alors désertes ou des discussions aux chandelles autour de la table de nos hôtes. ‘’ Grâce aux indications de Giovanni, le contrebassiste, après quelques jours, le dédale des ruelles et l’enchevêtrement des ponts n’ont plus eu de mystère pour Nilda. ‘’ Venise est ambiguë. Féminine car coquette, elle se montre sous de jolis apparats, et masculine car elle a une histoire très dure, celle d’une République très musclée. Venise a quelque chose d’humain. Elle agace et elle plaît, elle inquiète et elle rassure. ‘’
Nilda ne connaissait pas Venise lorsqu’il a composé sa chanson : ‘’ Je ne me souviens plus pourquoi je l’avais écrite ! D’ailleurs, je ne me le rappelle pour aucune chanson. Tout ce dont je me souvienne, c’est seulement un sentiment d’urgence impossible. Aller à Venise, mais sans se déplacer physiquement. Quand on aime quelqu’un, l’emmener à Venise, c’est risquer une rupture, car cette ville devient plus importante que l’autre, qui semble alors presque en trop, ‘’
Sa quinzaine à Venise lui a donné un avant-goût de son séjour au théâtre de la Renaissance, à Paris. ‘’ Un théâtre à l’italienne qui me rappelle celui de la Fenice, à Venise. En y entrant pour la première fois, j’ai compris que c’était l’endroit rêvé. Le cadre est magnifique, le nom me plaisait. La Renaissance, c’était, il y a cinq siècles, l’apogée de Venise. ‘’ Nilda a déjà donné une quarantaine de concerts en France, notamment, cet été, à la Rochelle pour les Francofolies. ‘’ A une chanson près, mon spectacle était le même, avec une ambiance très acoustique. J’ai chanté certains morceaux en espagnol, ma langue maternelle. ‘’
Bientôt, ce Barcelonais les interprétera aussi en anglais. ‘’ Cathy Grier, une jeune artiste américaine installée en France, est venue avec moi, à Venise, adapter les chansons. Elle veille à ne pas perdre l’émotion qui m’a inspiré. C’est l’écoute des succès d’Edith Piaf en anglais qui m’a incité à me lancer, Elle savait rendre accessible ses chansons à d’autres cultures sans rien perdre de sa personnalité. ‘’On ne peut rêver meilleur modèle.



Propos recueilli par Cécile Tesseyre. Septembre 92.

NILDA FERNÃNDEZ A LA RENAISSANCE.

Révélation des Victoires de la musique, Grand Prix de l’Académie Charles Cros, bientôt double disque d’or. L’année a été faste pour Nilda Fernández. Loin de se contenter de comptabiliser sa progression au TOP 50, ou les passages de ses clips ( Nos fiançailles, Mes yeux dans ton regard et récemment L’invitation à Venise ), l’artiste tourne en France depuis des mois déjà. Peu à peu, l’équipage du voyage s’est formé. Un pianiste, un contrebassiste, un accordéoniste, un clarinettoharmoniciste, un percussionniste, puis deux, le seul élément électrique est la guitare de Nilda Fernández.Certains des musiciens viennent de Venise, un autre de Barcelone. Celui des Antilles, celui de Lyon. Le chanteur ouvre encore d’autres routes avec eux, Entre Lyon et Barcelone, Madrid et Venise, Antonio Machado et lluís llach, l’espagnol et le français. Du 26 septembre au 9 octobre, ils feront enfin escale à Paris, au théâtre de la Renaissance. ‘’ Parce que c’est le genre d’endroit qui donne une forme à un rêve ‘’. Dit Nilda Fernández. Nouveau rêve donc, nouveaux sortilèges. Comme dit la chanson : Viendras-tu avec moi ?



Septembre 92.


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1993





NILDA FERNÁNDEZ : SCENE
Depuis qu’il a goûté, au théâtre de la Renaissance, impossible de s’en passer : Nilda Fernández est devenu un accro de la scène. Plus de 80 concerts depuis le mois d’octobre, dans différents pays.Pour tous les spectateurs qui ont eu la chance d’y assister, ce fut un véritable choc. De l’avis de tous Nilda « tient » une scène comme personne. Aujourd’hui , il remet ça. D’abord à l’Olympia, les 20 et 21 avril prochain. Puis en province, pour une nouvelle série de concerts. Dans les mois à venir, Nilda nous fera de nombreuses infidélités pour retourner en Espagne où vient de sortir « 500 años », version espagnole de son dernier album où figure le single de « Bellissima ». Celui que l’on a vu chanter en duo avec Jane Birkin dans l’émission de Nagui, « Taratata », s’attaquera ensuite à son prochain album qui devrait sortir à l’automne. A ne pas confondre avec l’album « Daniel Fernandez », enregistré il y a plus de dix ans et ressorti récemment par son ancienne maison de disques.




Avril 93.
NILDA FERNÁNDEZ.

‘’ Nilda Fernández ’’. Pas de titre au nouvel album de Nilda Fernández. Le nom de l’artiste suffit. Il est vrai qu’il a fait ses preuves. Et que ses fiançailles avec le public ne risquent pas d’être rompues. On en est convaincu à l’écoute de ce CD d’un goût parfait, tant dans la musique et les textes que dans les arrangements. Dès les premières secondes, ‘’ Ne me fais pas mal ‘’ part à la conquête de l’auditeur. Et ça continue avec ‘’ De Londres ‘’, ‘’ La dernière femme ‘’, ‘’ Ma ville ‘’ – merveilleuse évocation urbaine. Porté par un ‘’ Sinfanaï Retu ‘’ déjà dans toutes les oreilles, on découvre ‘’ Marie-Madeleine ‘’, ‘’ Comprends-tu ‘’ – texte parlé sur une magnifique musique de Juan Manuel Fernández ( le frère ) – pour finir en beauté avec ce qui est déjà le tube du disque, ‘’ On t’a appris ‘’. Le poète aux yeux de braise atteint ici la pleine maturité. Les filles vont encore craquer.


La Suisse. C.Pz. Novembre 93.

SUCCES CRESCENDO.

Né en Espagne, établi en France et exerçant son talent en Suisse, Nilda Fernández a fait une halte à la salle des spectacles. Où il a enchanté son auditoire.
Tout de blanc vêtu, le visage encadré de longs cheveux noirs et porteur d’une expression humble et mélancolique, le chanteur Nilda Fernández a le don de communiquer d’emblée avec son public.
Le sourire aux lèvres, l’œil coquin, le déhanchement facile et la main habile à tirer les cordes de sa guitare, il séduit par ses airs de gitan et le timbre indéfinissable de sa voix. Une voix pour le moins particulière, mêlée à la fois de sons éraillés et suaves qui lui confèrent soit une certaine âpreté ou une agréable douceur pour le type de chanson choisi.
Romantique et endiablé. Artiste du genre ‘’ on lui donnerait le bon Dieu sans confession ‘’, Nilda Fernández cultive avec art la communication avec un auditoire et n’a eu aucune peine à faire passer son message.Un message mélodieux, tantôt romantique, poétique, effréné ou hard, soutenu musicalement ou a capella, qui a conquis un public peu nombreux certes, mais en revanche de plus en plus bruyant au fil des chansons. Des morceaux triés sur le volet, repris pour la plupart de son dernier album, et parfaitement harmonisés avec l’orchestre, où l’accordéoniste et l’harmoniciste se sont indéniablement mis en évidence.

Nilda Fernández se révèle donc être un auteur compositeur très doué. Ses chansons ne manquent pas de caractère et sont constamment ‘’ éclairées ‘’ par des arrangements fins et typés.Il n’applique en somme aucun effet recette facile et ce souci de la perfection a été vivement apprécié de ses fans. Lesquels le lui ont d’ailleurs vivement témoigné en se levant pour l’ovationner.
A tel point que les rappels sur scène se sont succédé à la fin du spectacle pour le chanteur et ses musiciens.
Preuve irréfutable d’un succès qui est allé crescendo.



Journal de Jura. Georges Berger. Décembre 93.**********************************************************************



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MessagePosté le: Mer 30 Juil 2008, 22:43    Sujet du message: Publicité

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